Advertisement
Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

EDITO. Covid-19 : le pass sanitaire européen prend l’eau

Les pays de l’Union européenne avancent plus que jamais en ordre dispersé au niveau des formalités d’entrée. Ce qui pose question.

Face à la cinquième vague et à la propagation d’Omicron, plusieurs pays de l’Union européenne (UE) ont annoncé que les voyageurs entrant sur leur territoire devraient fournir un test du Covid négatif, même s’ils sont vaccinés, au grand dam des voyageurs avertis au dernier moment. Le Portugal, l’Irlande, Chypre, la Lettonie, l’Italie, la Grèce, l’Autriche, la Suède, la Finlande ont ainsi exigé un test négatif, même pour les vaccinés en provenance de l’UE, pour la période des Fêtes de fin d’année et le début janvier a minima.

Mais, au sein de l’UE, tout le monde ne suit pas le mouvement. Ce serait trop simple. La France, elle, fait de la résistance. Pour l’instant, Paris est dans l’autre camp, celui qui est contre l’obligation d’un test pour les personnes déjà vaccinées. Un principe inscrit dans le marbre depuis le certificat sanitaire européen.

Emmanuel Macron l’a d’ailleurs tweeté, le 17 décembre. « Face aux variants du virus, nous devons continuer d’agir en Européens. Les personnes vaccinées n’auront pas à réaliser de tests pour voyager entre les pays membres de l’Union européenne », a soutenu le président. Sauf que, dans notre propre pays, sa position ne tient plus… Depuis le 28 décembre, l’ensemble des passagers se rendant dans les Outre-mer seront bientôt dans l’obligation de présenter à l’embarquement un test négatif, PCR ou antigénique, de moins de 24h.

Le résultat, c’est que les voyageurs sont totalement perdus dans ce magma hétéroclite de formalités, aux modalités et périodes d’application variables selon les pays. Tout le monde y perd son latin, ce qui nuit à la mobilité internationale, et crée de l’attentisme. Deux ans après la crise, malgré les cris d’alerte de l’Ectaa, du WTTC, de l’ETC ou encore des EdV, l’Europe avance toujours en ordre dispersé. Le certificat sanitaire européen prend l’eau de partout.

Ce qui est surprenant, c’est qu’après deux ans de crise, de soubresauts, de variants, l’Union européenne n’ait pas prévu un mécanisme d’urgence commun. Temporaire bien sûr, mais résolument commun.

Pour mémoire, les Vingt-Sept étaient pourtant en phase au sujet de d’un mécanisme commun, depuis juillet. Le certificat numérique Covid européen, nom officiel du pass sanitaire, devait faciliter les déplacements en Europe, grâce à une politique standardisée au niveau des formalités de voyage. Le « pass » devait attester qu’une personne a été vaccinée contre le Covid-19, qu’elle a passé un test négatif, ou qu’elle est immunisée après avoir contracté la maladie.

Ce qui est surprenant, c’est qu’après deux ans de crise, de soubresauts, de variants, l’Union européenne n’ait pas prévu un mécanisme d’urgence commun, le moins contraignant possible. Temporaire bien sûr, mais résolument commun. Après tout, nous sommes dans un très grand territoire aux frontières poreuses. Un grand chantier pour 2022, alors que la France préside l’Europe pour six mois ? Il n’est jamais trop tard, puisque la pandémie joue les prolongations. Et que malheureusement, sans vouloir jouer les Cassandre, nous ne sommes pas à l’abri d’autres crises. 

En ce début d’année, je formule toutefois un vœu pour nous tous, que cette cinquième vague soit la dernière. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, veut y croire. « La cinquième vague de Covid-19 est peut-être la dernière », a-t-il déclaré au JDD.

J’en profite pour vous souhaiter chers lecteurs, ainsi qu’à vos proches, une très belle année 2022. Puissions-nous vivre avec davantage de libertés, et surtout, en pleine santé.

Laisser un commentaire

Dans la même rubrique