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ÉDITO. La Grèce face au casse-tête de la réouverture des frontières

Sur le point de rouvrir les vannes du tourisme international, la Grèce s’inquiète de la hausse du nombre de nouveaux cas de Covid-19.

La Grèce, ses îles, ses sites archéologiques. Les Français comme les autres voyageurs internationaux les plébiscitent chaque été. D’ailleurs, le tourisme représente pas moins de 20% du PIB national, contre environ 8% pour la France. Pas étonnant que le pays ait décidé de relancer le tourisme très tôt, grillant comme l’Italie la politesse aux autres pays de l’Union européenne (UE). La Commission européenne appelait à une réouverture concertée des frontières, qui finalement se déroule en ordre dispersé, rappelle Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage (EdV).

A partir du 15 juin, les aéroports d’Athènes et de Thessalonique accueilleront les visiteurs de 29 pays dont la France (sans quarantaine, sauf pour les Franciliens). Le pays l’a annoncé dès le 30 mai, histoire de bien capter l’attention des voyageurs. Message reçu. Sans surprise, la Grèce mais aussi les îles espagnoles sont actuellement les destinations les plus vendues sur le marché français, rapporte Jean-Pierre Mas. Une bonne nouvelle pour les professionnels helléniques du tourisme, entachée toutefois par les derniers chiffres de la pandémie de Covid-19.

La situation de la Grèce rappelle aux pays du monde entier que la pandémie n’est pas terminée.

Les autorités grecques ont exprimé lundi leur inquiétude après la hausse du nombre de nouveaux cas dans ce pays. « Quiconque croit que nous sommes débarrassés du virus, se trompe », prévient le ministre de la Protection du citoyen, Nikos Hardalias, rapporte l’AFP. Le ministère a annoncé lundi 97 nouveaux cas du Covid-19, dont près d’un tiers concernent des voyageurs de l’étranger, et deux morts depuis jeudi. Un bilan non négligeable pour ce pays relativement épargné depuis le début de la pandémie. Selon la carte Johns-Hopkins, consultée ce matin, la Grèce a l’un des plus bas bilans (3 049 personnes contaminées,182 morts).

Cette situation rappelle aux pays du monde entier que la pandémie n’est pas terminée. Qu’il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Que l’équilibre entre impératifs sanitaire et économique reste complexe. D’ailleurs, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l’a rappelé. « Ce n’est pas le moment pour un pays de lever le pied de la pédale », a tweeté l’organisation. « Plus de 100.000 cas #COVID19 ont été signalés sur 9 des 10 derniers jours, a ajouté son patron Tedros Adhanom Ghebreyesus. Hier, plus de 136 000 cas ont été signalés, le plus grand nombre en un seul jour jusqu’à présent. Près de 75% des cas d’hier proviennent de 10 pays, principalement en Amérique et en Asie du Sud ».

Autant d’informations qui devraient freiner les pays européens dans leur volonté de rouvrir les frontières extérieures à l’UE. Même si, comme citoyen du monde, pro du voyage ou simple voyageur, nous aimerions que les vents contraires s’essoufflent.

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