E.Leclerc Voyages plus fort
Peu tenté par Internet, le réseau filiale de la grande distribution confirme sa stratégie en visant les 200 points de vente en 2010.
Leclerc Voyages est resté l’an dernier le bon élève des réseaux filiales de la grande distribution. Dans un marché stable, Bernard Boisson, le DG, annonce une progression de 5 % du volume d’affaires (VA) comparé à 2005 (à 346,6 ME), avec une moyenne de 2,4 ME par agence. Les ventes sur Internet, qui rentrent dans les résultats du siège, demeurent marginales (1 ME de VA). Le bénéfice cumulé, à 4 ME (soit 1,1 % du VA), reste enviable malgré une très légère baisse liée aux investissements en communication et informatique.
Quelque 510 000 clients (+3 % par rapport à 2005) ont choisi de partir en vacances avec E.Leclerc Voyages l’an passé (pour un panier moyen de 644 E). La France représente l’essentiel en volume (31 %), devant la Tunisie (12 %), le Maroc (10,5 %), l’Espagne continentale (9 %) et l’Egypte, à égalité avec la Crète et la Turquie (3 %). Outre de bons résultats concernant la commercialisation de mobil-homes dans l’Hexagone (avec 6 000 semaines vendues), le réseau se félicite d’être le premier distributeur de Marmara, Look Voyages, TUI et Lagrange. Le tourisme représente ainsi 80 % de l’activité d’E.Leclerc Voyages (avec 52 % de forfaits TO et 28 % de produits labellisés à la marque du réseau), qui estime détenir une part de marché de 6 % en France sur le segment loisirs.
Une opération complexe
Le distributeur ne compte pas en rester là. Il vise 200 agences en 2010 (une dizaine d’ouvertures par an), pour un volume d’affaires de 500 ME. Les implantations en centre-ville sont toutefois gelées. En attendant, Bernard Boisson se veut confiant pour 2007, même si les années d’élections sont délicates. Depuis août, le réseau enregistre une progression mensuelle de son activité à deux chiffres. Les stars de l’hiver sont le Maroc (+40 % !), la Tunisie, la République dominicaine, la Riviera Maya (Mexique) et les Antilles, sans oublier l’Egypte, qui frétille.
Il mise par ailleurs sur une amélioration de la productivité, grâce au déploiement de la plateforme de réservation loisirs d’Amadeus. Une politique de formation sera mise en place pour accompagner cette opération (le réseau compte 605 salariés dont 21 au siège) jugée complexe, car il faut intégrer tous les produits des TO et ceux de notre production labellisée, rapelle le DG.