La Corse n’est pas grande, mais elle aussi a son nord et son sud. Le premier a réussi à imposer une image de temple des plages. Et le second ? Des villages perchés de Balagne aux calanques de Piana, des vignobles de Patrimonio à la citadelle de Corte, « il déploie une puissante richesse culturelle », résume Florence Sperte Tomasini, la responsable commerciale de Corsicatours.
L’Agence du tourisme de la Corse, elle, ne veut retenir qu’une seule chose : l’île de Beauté toute entière est engagée dans un effort de développement touristique. Le premier défi, celui de l’accessibilité aérienne, serait d’ailleurs en passe d’être atteint. « Après deux ans d’efforts, nous disposons cette année d’une offre historique : près d’1,8 million de sièges entre avril et octobre, soit 550 000 de plus que l’an dernier », indique Didier Leonetti, directeur général de la structure. Portée par les compagnies low cost (Volotea en tête) comme régulières (Air Corsica surtout), cette hausse des capacités doit permettre d’engager le cercle vertueux espéré depuis si longtemps : dessaisonalisation de la fréquentation, baisse des prix, diversification de l’offre…
Mais pas sûr qu’elle fasse les affaires des TO qui affrètent. Ollandini comme Corsicatours, dont la majorité de la clientèle est composée d’individuels, ont d’ailleurs simplement maintenu, voire réduit leurs engagements sur la saison. Quant à Travel Europe, qui a acheté Corse Voyages l’an dernier, il s’appuie d’abord sur les groupes pour justifier son important plan de vols charter.
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