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Coronavirus : le voyagiste TUI va supprimer 8 000 postes dans le monde

Le premier voyagiste mondial TUI a annoncé mercredi son intention de supprimer 8 000 postes dans le monde, soit plus de 10% de ses effectifs.

C’est la conséquence de la pandémie de coronavirus, qui a mis à l’arrêt la plupart de ses activités. « Nous voulons réduire nos charges administratives durablement de 30% sur l’ensemble du groupe » avec « des conséquences sur environ 8 000 postes » que « nous n’allons pas occuper ou supprimer », indique l’entreprise. Le groupe, qui compte près de 70 000 salariés à travers le monde, va ainsi supprimer plus de 10% de ses effectifs.

Une perte de 764M€

Le groupe a fait état en parallèle d’une forte perte nette au deuxième trimestre de son exercice annuel décalé, entre janvier et mars, soit -763,6 millions d’euros. Son résultat d’exploitation (Ebit) est également dans le rouge, à -681 millions d’euros. Le chiffre d’affaires est également en fort recul au deuxième trimestre, à -10% par rapport à la même période en 2019.

Confronté à l’arrêt quasi-total de ses activités depuis mars, le groupe a débloqué en avril un prêt d’urgence garanti par l’Etat allemand à hauteur de 1,8 milliard d’euros. Le voyagiste a ainsi profité d’un plan d’aide aux entreprises de plusieurs centaines de milliards d’euros, annoncé mi-mars par Berlin, incluant des prêts « sans limites », garantis par la puissance publique. Mais « les crédits doivent être remboursés dans un laps de temps très court ». C’est pourquoi « le groupe met désormais en oeuvre » un « programme global » avec « d’importantes réductions de coûts », pour que l’activité du groupe « puisse se poursuivre », commente TUI. La direction se montre toutefois optimisme : « Les gens veulent voyager » et « l’Europe se rouvre maintenant progressivement ».

TUI France au chômage partiel jusqu’au 16 septembre

En France, le tour-opérateur a placé ses équipes au chômage partiel jusqu’au 16 septembre. Plusieurs réunions de Comité social et économique (CSE) ont eu lieu. Des annonces devraient suivre au mois de mai, sur le soutien ou non de TUI Group à sa filiale française.

« Nous n’avons aucune information à ce jour concernant l’impact éventuel du plan social sur TUI France. Mais je ne suis pas surpris par les annonces du groupe », explique Lazare Razkallah, le secrétaire général du CSE. Pour moi, ce n’est pas la bonne méthode, puisqu’il aurait été préférable d’attendre quelques semaines. Il faut faire le dos rond, et surveiller des opportunités dans une crise. »

Face à l’arrêt des activités, TUI a fermé son siège francilien dès la mi-mars. Le voyagiste compte 1300 salariés en France. Les équipes ont déjà connu plusieurs plans sociaux (600 postes supprimés en 2012, 330 postes en 2013, plus de 300 postes en 2017). « Aujourd’hui, nous risquons de recommencer », ajoute Lazare Razkallah.

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