Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Comment Emirates accélère le développement de sa flotte en se tournant vers Boeing

Depuis ses dernières commandes au salon aéronautique de Dubaï, la compagnie Emirates attend d’être livrée de 375 appareils.

Au salon aéronautique de Dubaï, Emirates n’aura pas chômé. Dès le premier jour, le lundi 17 novembre, la compagnie aérienne annonçait avoir commandé 65 Boeing 777X, pour une valeur de 38 milliards de dollars. Puis, le 19 novembre, huit nouveaux appareils étaient ajoutés au carnet de commande – huit Airbus A350-900 cette fois-ci. Le tout pour 41,4 milliards de dollars.

Emirates, entièrement contrôlée par le gouvernement de Dubaï, était déjà le plus important client du Boeing 777 avec, en commande, 270 777X, 10 cargos 777 et 35 Boeing 787s. Si la compagnie avait toutefois exprimé sa frustration quant au retard de livraisons du 777X, elle persiste à signer avec l’avionneur américain.

Un remplaçant à l’A380 ?

La raison ? Elle réside peut-être dans les liens étroits tissés entre l’émirat et le gouvernement américain. Selon Isabelle Chaperon, journaliste au service Économie du Monde, le président d’Emirates, Tim Clark, affirme être « sûr » que l’administration Trump saura faire accélérer ces livraisons.

Emirates cherche également à combler le vide laissé par l’arrêt de la production du Airbus A380, son gros porteur de référence jusqu’ici. Si l’appareil avait rencontré un certain succès auprès des compagnies du Golfe, il n’avait pas su convaincre les autres compagnies long-courrier. Ainsi, en 2021, Airbus avait livré à Emirates son dernier A380.

Pour l’instant – et également pour combler les fameux retards de livraison de Boeing – Emirates continue de rénover sa flotte. La compagnie avait annoncé enclencher un programme de rénovation et de modernisation de 5 milliards d’euros, sans doute le plus important engagé par une compagnie aérienne, selon son directeur France, Cédric Renard. Celui-ci porte sur 110 A380 et 109 B777, remis à neuf et réaménagé en quatre classes, dont la dernière en date, la Premium Economy, inaugurée à la mi-septembre.

« Un investissement considérable pour notre avenir »

Mais les A380 ne sont pas éternels, et devraient malgré tout prendre leur retraite à partir de 2030. Il  y a donc un enjeu pour Emirates, qui espère devenir incontournable auprès de Boeing, afin de le pousser à développer une version 10 du Boeing 777, plus large encore que ce que l’avionneur propose déjà.

Toutefois, pour l’instant, entre Airbus et Boeing, le cœur d’Emirates continue – un peu – de balancer. Si la compagnie avait boudé les A350-1000, dont elle accusait le moteur de ne pas supporter les fortes chaleurs, elle s’est laissée séduire par leurs petits frères, les A350-900, plus courts de 7 mètres que les 1000, et disposant donc 40 sièges de moins. Les huit commandés le 19 novembre s’ajoutent au 65 appareils commandés ces dernières années.

Mais que ce soit avec Airbus ou Boeing, Emirates continue d’investir dans sa flotte. « Il s’agit d’un investissement considérable pour notre avenir », explique Sheikh Ahmed, PDG de la compagnie et du groupe Emirates. Mais également « la promesse de voyageur mieux pour nos clients, ainsi que l’avenir de l’aviation en termes de création d’emplois et de valeur. »

A lire aussi :

- Publicité -

Laisser votre commentaire (qui sera publié après modération)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Dans la même rubrique
Eventiz from Travelsoft