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CDF attend 2012 en confiance

La compagnie a déjà rempli 42 % de ses objectifs pour l’année prochaine. Mais reconnaît qu’elle a baissé ses prix.

Cela faisait deux ans et demi qu’Antoine Lacarrière, DG de CDF-Croisières de France, frappait à la porte des agences Thomas Cook. Il aura fallu attendre l’ouverture en fanfare du bureau français de Royal Caribbean pour que le réseau accède enfin à sa demande. Le 21 septembre, les deux compagnies cousines (CDF est filiale de Pullmantur, elle-même propriété de Royal Caribbean) ont ainsi annoncé simultanément leur référencement chez Thomas Cook. Un contrat négocié en commun, « ce qui a donné plus de poids dans les discussions » reconnaît Antoine Lacarrière, qui espère réaliser avec le réseau 3 ou 4 % de ses ventes en 2012, soit autour de 2 000 passagers. Alors qu’elle devrait finir l’année 2011 sur un total de 32 000 clients, CDF ambitionne d’atteindre la barre des 60 000 pax l’an prochain, dont 56 000 à bord de son nouveau navire, l’Horizon. Il doit rejoindre la flotte en avril, en remplacement du Bleu de France, avant d’être opéré durant sept mois au départ de Marseille. En l’absence de Louis Cruises, CDF fera donc office de David face à Goliath que seront Costa, MSC, Royal Caribbean et NCL. Pourtant, Antoine Lacarrière assure qu’il deviendra l’an prochain le premier client du port phocéen en nombre de passagers, et il ne s’inquiète guère de cet entourage. « Nous ne sommes pas sur le même créneau », estime-t-il, en précisant que 42 % des objectifs de vente ont d’ores et déjà été réalisés, principalement sur la clientèle groupes. Lui qui s’est toujours prévalu de ne pas jouer la guerre des prix avoue cependant avoir baissé ses tarifs. « Le remplacement du Bleu de France par l’Horizon nous permet de diminuer le coût de revient de 15 %, donc nous avons réduit nos prix d’appel individuels d’autant, ce qui resserre l’écart avec les prix groupes. » Et surtout l’écart avec les autres compagnies qui, parce que leurs bateaux sont encore plus grands, affichent des prix encore plus bas, tout en se rattrapant sur les achats à bord. Une concurrence qui a été fatale à Louis Cruises, dont les tarifs étaient à peine plus bas que ceux de Costa ou MSC, pour un produit de gamme inférieure.

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