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Blablacar en mal de croissance

Concurrence des cars Macron en France, internationalisation compliquée,… Le leader du covoiturage traverse une mauvaise passe, selon nos confrères de Libération.

L’une des pépites du numérique hexagonal, identifiée comme une licorne (entreprise valant un milliard d’euros), est en panne sèche, assurent nos confrères de Libération. « Ils ont un problème de relais de croissance», souligne un entrepreneur interrogé, qui connaît bien les cofondateurs.

Les ambitions internationales de Blablacar, qui revendique 60 millions d’utilisateurs dans le monde, se heurtent à des difficultés. Au Brésil et en Russie, le service de covoiturage fonctionne très bien, mais il ne génère aucun chiffre d’affaires, contrairement au marché français basé sur des commissions. Dans d’autres pays (Grande-Bretagne, Inde, Mexique et Turquie), Blablacar reste opérationnel pour les utilisateurs, mais les équipes locales ont été supprimées.

Conséquence directe, au siège parisien, de nombreux employés qui travaillaient à l’internationalisation auraient quitté l’entreprise. Depuis le début de l’année dernière, les départs se comptent en dizaines, pour un effectif estimé aujourd’hui à 350 personnes, assure le quotidien économique.

Un nouvel algorithme

Et sur le marché français ? « 2017 a été une année plate », admet Nicolas Brusson, cité par nos confrères. La libéralisation depuis l’été 2015 des dessertes nationales par les fameux «cars Macron», connectant les grandes villes à très bas prix, a fait de l’ombre à Blablacar, tout comme les liaisons low cost Ouigo de la SNCF.

Pour repartir de l’avant, Frédéric Mazzella (désormais président du conseil d’administration) et Nicolas Brusson se concentrent sur une modification technique de l’offre longue distance. Un nouvel algorithme, progressivement déployé, guide les recherches des utilisateurs depuis janvier. Objectif : saisir les adresses précises des voyageurs, pour proposer des points de rendez-vous sur la route des conducteurs, y compris dans des villages, moyennant de courts détours.

L’algorithme doit maintenant faire ses preuves, surtout en période de grève perlée à la SNCF… L’entreprise, qui perd toujours de l’argent à force de financer sa croissance, disposerait toujours de la moitié environ des 300 millions de dollars qu’elle a levés auprès d’investisseurs français et internationaux. De quoi rebondir.

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