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CWT : échec de la rupture conventionnelle collective, lancement d’un PSE

Après l’échec des négociations concernant la rupture conventionnelle collective proposée par la direction, Carlson Wagonlit Travel s’oriente en France vers un plan de sauvegarde de l’emploi.

En février dernier, la rupture conventionnelle collective – la nouvelle procédure introduite par Emmanuel Macron qui permet d’éviter les licenciements économiques – a été refusée par deux syndicats, la CFTC et la CGT.

La direction a donc lancé un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) en mars, qui prévoit notamment le transfert d’activités vers l’Espagne. « Les premières réunions sur les mesures d’accompagnement ont eu lieu, mais pour l’instant les négociations sont un peu fermées », explique un représentant syndical.

Premiers départs début septembre

« Cela fait 5 ou 6 ans que l’on enchaîne les PSE. On nous explique que nous sommes trop chers, poursuit-il, amer. La solution c’est bien sûr de diminuer le nombre de salariés et de sous-traiter sur des sites à l’étranger, moins chers. Au final, pour nous, les conditions de travail se dégradent toujours plus, ce qui crée du mal-être dans l’entreprise. »

« C’est une politique du groupe ‘au niveau européen’, ce n’est pas propre à la France », ajoute le représentant du personnel. Mi-janvier 2017, le groupe avait annoncé la suppression de 300 à 400 postes en Europe. Au total, sur les sites français, 76 départs devraient intervenir « à partir du 1er septembre prochain. Les négociations finiront fin mai. » Rappelons qu’en 2017, Carlson Wagonlit Travel avait déjà fermé les sites de Toulon et Nantes et supprimé 132 postes.

Un chantage à la GPEC ?

« Cela fait des mois que l’on souhaite une Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) qui nous permettrait de préparer l’avenir. Mais la direction refuse, conclut le syndicat. Désormais, elle fait une sorte de chantage en nous demandant de signer la rupture conventionnelle collective si on veut avoir une GPEC. »

Catherine Maguire-Vielle, la directrice des ressources humaines, et Elsa Le Moigne, la directeur des ventes France de Carlson en charge de la nouvelle stratégie digitale (CWT 3.0), toutes deux fraîchement nommées, ont du plain sur la planche…

Contactée par nos soins, la direction de l’entreprise à Paris n’a pas souhaité s’exprimer.

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