[BAROMÈTRE EXCLUSIF] Voyages scolaires des ados en hausse, colonies et séjours linguistiques en recul
Pour la première fois, L’Écho touristique publie en exclusivité un baromètre des séjours éducatifs et linguistiques qui donne le pouls du marché français, grâce aux données de l’Unosel et de L’Office. Une infographie synthétise les chiffres clés à retenir.
C’est un segment de marché méconnu, d’opérateurs spécialistes passionnés. Le marché des séjours éducatifs et linguistiques a pourtant une place capitale dans l’industrie du tourisme. C’est la raison pour laquelle nous publions, en avant-première, le baromètre 2026 Unosel/L’Office des séjours éducatifs et linguistiques, sur la base des inscriptions enregistrées en 2025.
Basée sur les données d’organismes labellisés, cette étude annuelle de référence pointe les évolutions du secteur. Les résultats s’appuient sur les données de 63 organisateurs membres des deux fédérations, représentant 567 000 jeunes partis en 2025. « L’intérêt des familles et des enseignants reste bien présent, mais les formats et les équilibres du marché évoluent », soulignent les deux organismes dans leur baromètre conjoint.
Les voyages scolaires des ados sur la bonne pente
Malgré des contraintes budgétaires, collégiens et lycéens français sont davantage partis en voyages scolaires l’an passé qu’en 2024. En 2025, leurs départs progressent ainsi de 3%. Une croissance qui confirme « le rôle clé » de ces voyages scolaires dans la formation et l’ouverture culturelle des élèves, estiment l’Unosel et L’Office. Les perspectives pour 2026 apparaissent encore plus favorables, même si le contexte géopolitique actuel pourrait jouer les trouble-fêtes.
En termes de destinations, les familles privilégient sans surprise la proximité. Le Royaume-Uni (+14%) poursuit ainsi son rattrapage post-Covid et Brexit, tandis que la France progresse également (+10 %). L’assouplissement des démarches administratives réservé aux groupes de mineurs, pour se rendre outre-Manche, a stimulé la demande.
Séjours linguistiques et colonies de vacances à la peine
Le baromètre révèle des segments en difficulté. Les classes de découverte destinées aux maternelles et primaires reculent de 8%. Cette érosion est attribuée à « la pression financière sur les établissements » et « à la baisse des aides des collectivités ».
Les séjours linguistiques s’affichent aussi en perte de vitesse en 2025, sur les départs des séjours accompagnés (-10%) comme non accompagnés (-4%). Les séjours linguistiques accompagnés encaissent une diminution pour la quatrième année consécutive.
Les colonies de vacances, qui ont lieu majoritairement en France, font également grise mine (-9% en 2025). Afin de relancer la demande, les organisateurs innovent dans leur production et parient sur le pass colo. Ce dispositif accorde une aide de 200 à 350 euros aux enfants de 11 ans pour un séjour d’au moins quatre nuits, sous conditions de ressources. Pour les organisateurs ayant répondu au baromètre, l’usage de ce dispositif a progressé de 120% en 2025, confirmant « le rôle clé des dispositifs publics dans la réduction des freins financiers au départ ».

