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Bali : des éléphants maltraités dans des « refuges » selon Peta Asie

Des images filmées dans des « refuges pour éléphants » à Bali (Indonésie) montrent des maltraitances animales évidentes. L’association en appelle à la responsabilité individuelle des touristes.

En Asie, le business autour des éléphants n’a pas fini de provoquer débats, polémiques et scandales. De nouvelles images révélées par Peta Asie montrent « des éléphants avec des plaies et des cicatrices sur la tête et davantage de cicatrices sur les pattes, enchaînés dans des enclos sans aménagement » dans des attractions touristiques de Bali, explique l’association de défense des animaux et de leurs droits. Attention, certaines images peuvent choquer.

« Les prestataires les frappent et leurs donnent des coups à répétition avec des crochets en métal semblables à des tisonniers », détaille Peta Asie. Parmi les établissements filmés sous couverture et dénoncés dans la vidéo, on trouve Bakas Adventure Elephant Safari and Rafting et Mason Elephant Park & Lodge (qui se présentent toutes deux aux touristes comme des « refuges pour éléphants »), ainsi que le zoo de Bali.

« Il faut les frapper fort pour qu’ils obéissent »

Dans la vidéo, un ancien prestataire de Mason Elephant Park & Lodge décrit les méthodes violentes utilisées pour briser les éléphants psychologiquement afin qu’ils se soumettent. « Lorsqu’ils ne suivent pas les instructions, nous ne leur donnons pas [à manger » explique-t-il. « Il faut les frapper fort pour qu’ils obéissent… Si les éléphants n’obéissent pas avec des crochets émoussés, les dresseurs utilisent ceux qui sont aiguisés jusqu’à ce que les éléphants saignent. »

Selon Mimi Bekhechi, vice-présidente de Peta pour l’Europe, le Royaume-Uni et l’Australie, « l’industrie du tourisme dupe le public et l’incite à financer la maltraitance et l’exploitation d’éléphants qui devraient vivre avec leur famille dans la nature, et non enchaînés et constamment menacés de sévices ».

L’association exhorte donc « tout un chacun » à [l’aider] à mettre fin à cette maltraitance en gardant ses distances avec « les prétendus « refuges » qui forcent les éléphants à transporter les touristes ou à se baigner avec eux ». Peta Asie rappelle que, dans la nature, les éléphants vivent « en troupeau matriarcal, se protègent mutuellement et partagent les responsabilités maternelles pour les petits ».

Un sujet épineux pour les voyagistes

« Mais ceux contraints de transporter des humains dans l’industrie du tourisme sont arrachés à leur mère alors qu’ils sont encore bébés, maintenus immobiles avec des cordes tendues et blessés avec des bâtons cloutés ou d’autres objets pointus », poursuit Peta Asie. « C’est par la peur qu’ils sont contraints à obéir. » Peta, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour nos divertissements » rappelle que chaque animal est un individu.

Du côté des voyagistes, le sujet est épineux. Plusieurs d’entre eux assument de ne plus programmer de balades à dos d’éléphants (Boomerang Voyages, Nomade Aventure, Tropicalement Vôtre…), quand certains assurent sélectionner les prestataires avec soins et exigence. D’autres font confiance à un réceptif qui, sur place, ne respecte pas ses engagements. Certains les vendent toujours, avec, pour la plupart, un certain succès. Par ailleurs, la programmation de ce genre d’excursions contredit aux exigences d’obtention de la plupart des labels durables du tourisme, notamment Travelife, administré en France par Agir pour un tourisme responsable (ATR).

A Bali, en Thaïlande, au Sri Lanka, en Inde et dans toute l’Asie, le plus efficace pour lutter, à son niveau, contre ces loisirs passés favorisant les maltraitances animales, reste donc de ne pas y contribuer en privilégiant l’observation naturelle des animaux au cours d’excursions type safari. Tant pis pour les selfies.

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1 commentaire
  1. Audrey dit

    L’exploitation des animaux est cruelle et donc non éthique! Quel plaisir y’a-t-il à cautionner ce genre d’action?

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