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Plus de 50 000 défaillances d’entreprises depuis le début de l’année

Selon l’Umih, l’hôtellerie-restauration reste un secteur sous pression, avec une vulnérabilité particulière pour les très petites entreprises.

Par rapport à la même période en 2024, ce sont 1 600 entreprises supplémentaires qui ont cessé leur activité. Un chiffre qui montre la fragilité du tissu entrepreneurial français. Les TPE concentrent les trois quarts des défaillances avec une hausse particulièrement sensible des microentreprises de moins de 3 salariés (+6%).

Reprenant l’étude Altares parue à la mi-octobre, l’Umih rappelle que le troisième trimestre cette année totalise 14 371 défaillances d’entreprises, soit une hausse de 5,2% par rapport à la même période en 2024. Près de la moitié de ces défauts (6 800) ont été enregistrés sur le seul mois de septembre. Un chiffre inédit depuis la crise de 2009.

L’hôtellerie se maintient, la restauration souffre

Dans le tourisme et la restauration, la situation apparaît contrastée. L’hôtellerie parvient à maintenir une certaine stabilité (+2%), portée par la fréquentation touristique de l’été. En revanche, la restauration traditionnelle reste sous pression, avec une hausse de 9% des défauts, alors que la restauration rapide enregistre une baisse de 5%.

Les débits de boisson voient pour leur part leurs défaillances progresser de 10%, illustrant la fragilité d’un modèle dépendant de la consommation de proximité et du pouvoir d’achat des ménages.

Des motifs d’espoir

Pourtant tout n’est pas aussi défavorable qu’il n’y parait. Comme l’a rappelé Marc-Elie Caspar, directeur Europe de Convera, lors de la convention des EdV Centre-Est en Égypte, les Français ont accumulé un matelas financier significatif, en moyenne 19% de leurs revenus annuels. À partir de 18 ans, 78% d’entre eux mettent chaque mois au moins 50 euros de côté. Cette épargne pourrait, si elle se traduit en consommation, soutenir les entreprises en difficulté.

Malgré un climat d’affaires marqué par l’incertitude, quelques motifs d’optimisme subsistent. Le poids des liquidations directes diminue, tandis que le recours aux procédures de redressement s’accroît. Ces dispositifs pourraient, si la consommation des ménages se redynamise en fin d’année, ralentir l’hémorragie et ouvrir la voie à une amélioration en 2026, fait savoir l’Umih dans un communiqué.

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