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APST : 2013 ne sera pas une bonne année

Les deux premières faillites de l’année laissent à l’APST une ardoise plus importante que celle représentant l’ensemble de 2012.

Mauvais temps pour l’APST. Entre NDS Voyages et Alpilles Voyages, les sinistres encaissés par l’association atteignent 2,8 millions d’euros environ au premier trimestre de l'exercice 2013, dont environ 2,5 millions pour la compagnie de croisières.

C’est plus que toute l’année précédente, qui s’était soldé par 2,2 millions d’euros de sinistres, a souligné Raoul Nabet, président de l’APST, en marge du Ditex à Avignon (4 et 5 avril). Un exercice 2012 de répit, après trois années marquées par des sinistres cumulés d'environ 3 à 5 millions d’euros par an. Auparavant, les défaillances coûtaient moins : "L’APST affichait entre 1,5 et 2,5 millions d’euros en moyenne lors des cinq années qui ont précédé mon arrivée", se souvient Raoul Nabet, qui a démarré son activité lors de la chute de Marsans. Depuis, la crise est passée par là.

Les TO en direct représentent 60% des sinistres

Sans surprise, "La catégorie qui nous coûte le plus cher, ce sont les producteurs", poursuit Raoul Nabet, en s’appuyant sur une étude interne portant sur 5 exercices (2007-2012). Une tendance qui pourrait s'accentuer avec le développement des sites BtoC marchands des voyagistes.

Les producteurs, qui se vendent en direct dans la définition de l’association, représentent 60% du montant total des sinistres (et 35% des cotisations), les TO vendus majoritairement en agences 26% (et 10% des cotisations), les distributeurs 19% (45%). L’APST en a tenu compte dans le calcul des cotisations en 2013, pour amener un peu plus d’équité. Cotisations qui ont augmenté cette année, une première depuis 15 ans, imposée par le nouvel assureur de l’association.

Sur l’ensemble des 3300 adhérents, ces augmentations permettront de réunir 1M€ supplémentaires chaque année. "Nous lèverons 7 millions d’euros, au lieu de 6 millions jusqu’à maintenant". L’association appuie aussi sa solididité financière sur son système de contre-garanties, et un patrimoine foncier confortable et croissant : des bureaux parisiens qui seraient valorisés quelque 20M€.

Votes jusqu’au 17 avril

Raoul Nabet n’a pas manqué de rappeler que le rôle de l’APST est de garantir les fonds déposés en BtoC, soit les sommes versées au professionnels par ses clients directs, pour les voyages à forfait. En cas de faillite d’un TO, les clients lésés des agences de voyages ne sont pas protégés dans ce cadre.

Autre petite piqûre de rappel utile : les élections sont en cours, pour élire le futur président. Les résultats seront connus le 17 avril. Cette année, il est possible de voter par voie électronique, une méthode simple adoptée par 92% des 800 premiers votants.

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