Accor se rêve en premier hôtelier mondial
Le groupe, qui a dépassé ses objectifs en 2011, aborde 2012 avec optimisme. Le leader européen accélère encore son développement et espère monter d'ici cinq ans sur la première marche du podium mondial.
Denis Hennequin ne mâche pas ses mots : « 2011 a été une année magnifique ». Dans le contexte économique actuel, une telle déclaration sonne comme une claque pour le secteur du tourisme. Accor a enregistré l'an dernier un bénéfice de 27 millions d'euros et un résultat d'exploitation à 530 millions d'euros, en hausse de 18,8 %. Des performances qui s'expliquent notamment par la forte attractivité de l'Europe pour les touristes des pays émergents et qui compensent le ralentissement de la clientèle européenne. Le groupe s'est également largement désendetté passant de 730 à 226 millions d'euros de dette nette grâce à la poursuite des cessions de murs d'hôtels ainsi que de sa participation dans le Groupe Lucien Barrière et celle du traiteur Lenôtre.
« Pour 2011, tous les objectifs ont été atteints voire dépassés », précise le PDG du leader européen, qui se rêve maintenant en leader mondial. Désormais recentré sur l'hôtellerie, le groupe va accélérer davantage son développement en ouvrant 40 000 chambres cette année, incluant les 6 100 liées à l'acquisition de l'Australien Mirvac. « Accor dispose d'un pipeline de 104 000 chambres, dont 45 % en Asie-Pacifique et 40 % en Europe ». À ce rythme, Accor pourrait souffler à InterContinental et Marriott la place de premier hôtelier mondial en nombre d'hôtels d'ici cinq ans.