Acapulco
Ça pulse !
Elle n’a pas l’atmosphère artistique de Puerto Vallarta, ni le charme historique de Zihuatanejo, mais Acapulco ne manque pas d’authenticité. Certes, la rue Costera Miguel Aleman et ses huit voies ne plaident pas en sa faveur. Ni les hautes tours hôtelières du bord de plage. Mais la grande ville côtière de l’Etat de Guerrero ne se résume pas à ces constructions modernes. Contemplée depuis la chapelle oecuménique Capilla de la Paz, sur les hauteurs du quartier Dorado, l’immense baie et sa plage ininterrompue emportent l’adhésion. Les villas blanches des quartiers périphériques se dévoilent au regard, et le calme l’emporte alors sur le brouhaha de la ville. De l’autre côté de la baie, le Fort San Diego est un autre havre de paix. Il abrite un musée d’histoire qui rappelle qu’Acapulco n’est pas sortie de terre dans les années cinquante, à l’époque où les stars hollywoodiennes y passaient leurs vacances, mais a toujours été un port actif. Au xvie siècle, la ville commerçait avec Manille, la capitale des Philippines conquise par les Espagnols depuis le Mexique. Le musée recèle de croustillantes histoires de pirates. De ce passé commerçant, Acapulco a gardé une ambiance festive et cosmopolite, qu’on retrouve notamment dans ses fameuses boîtes de nuit. Mais le symbole de la ville reste les clavidista, ces jeunes hommes qui plongent hardiment depuis la falaise rocheuse de la Quebrada sous les caméras de dizaines de touristes.
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