Très rentables pour les propriétaires, les offres de location de meublés touristiques sur des sites comme Airbnb, Booking ou Abritel se sont multipliées ces dernières années à Paris, l'ampleur du phénomène devenant un enjeu des prochaines municipales. Face au manque de logements dans la capitale, tous les candidats pointent ces plateformes, accusées de détourner des logements du marché locatif classique, au détriment des Parisiens.
Si son logement parisien est une résidence principale, le propriétaire peut, selon la règlementation, louer son appartement jusqu'à 120 jours par an. En revanche, s'il l’a déclaré en résidence secondaire, il n'a pas le droit de l'inscrire sur les plateformes de location de courte durée et risque une forte amende. Pour rester dans la légalité, il doit alors effectuer "un changement d'usage" de son appartement : très contraignante à Paris, cette procédure impose une "compensation", c'est-à-dire la transformation d'un local commercial en un logement de surface équivalente.

