En approchant des premières cataractes, le Nil se divise en méandres. On aperçoit déjà les premières voiles blanches des felouques. Nous voici à Assouan, la ville nubienne. Dans la rue du bazar, Saad-Zaghuk, l’ambiance nonchalante, les étals de légumes et d’épices et les couleurs vives des voiles des Nubiennes, incitent à se laisser porter, le temps d’un thé à la menthe ou de quelques mezzes. En prenant le « ferry local », près du Sofitel Old Cataract, on accoste sur l’île Éléphantine. À côté du parc archéologique se trouve un village typique. Au milieu des ruelles en terre, on croise quelques chèvres et des enfants rieurs, qui s’attardent entre les maisons colorées. Le « chef » de la communauté se fait un plaisir de guider les visiteurs, saluant au passage tous les habitants. Il peut même accueillir pour la nuit. Des balades à compléter par la visite du musée de la Nubie, riche et très instructif, qui raconte également l’épopée du barrage d’Assouan. Une construction longue de près de 4 km, qui a immergé une partie des temples et villages nubiens sur 500 km de long. Certains, comme Philae, ou Abu Simbel, ont été intégralement « découpés » et reconstruits à l’abri des eaux.