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Voyage : quelle est la grille des minima salariaux en 2025 ?

Suite à la hausse du Smic, une nouvelle grille entre en vigueur, nous confirme Valérie Boned, présidente des Entreprises du Voyage (EdV).

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Linda Lainé

Linda Lainé

27 février 20252 min de lecture

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Valérie Boned, présidente des EdV DR© Archives L'Echo touristique

Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) horaire a été revalorisé de 2% au 1novembre 2024, à 1 801,80 euros par mois. Et ce, sur la base de 35 heures hebdomadaires de travail.

NAO : un accord rétroactif au 1er janvier 2025

Résultat : le groupe A de la branche des opérateurs de voyage est automatiquement repassé en dessous du Smic. Comme les syndicats patronaux l'avaient promis, cette situation incongrue - même si les entreprises ont l'obligation de payer au Smic au minimum - a conduit à de nouvelles discussions avec les syndicats de salariés. Discussions menées, notamment, par Julien Beaufreton (Asia), désormais président de la branche Tourisme de la CPPNI (Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation).

"Les discussions ont conduit à un accord rétroactif au 1er janvier 2025", nous précise Valérie Boned, présidente des EdV. Avec autour de la table les EdV, le Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto), les partenaires sociaux. Sont signataires les syndicats de salariés CFTC, CFE-CGC, FO, mais pas la CGT. Résultat : le salaire minimum du Groupe A (le plus base de la grille) repasse au-dessus du Smic. DE 18 euros environ.

Source : EdV. A noter : l’accord prévoit une obligation de régularisation uniquement à compter l’extension de l’accord par le ministère du Travail. Ce qui laisse environ deux mois aux employeurs pour effectuer les ajustements en paie nécessaires.

"Le secteur est plus attractif qu'avant"

Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), les syndicats patronaux et de salariés avaient signé le 15 février 2024 un accord biannuel et global sur les salaires.

La grille des salaires de base alors établie instaurait différents principes : une grille des salaires applicables au 1er janvier 2024 et au 1er janvier 2025 avec un principe de renégociation - activé le mois dernier. Ensuite, le maintien du groupe A toujours supérieur d’un pourcent au Smic. Enfin, des écarts en pourcentage identiques entre tous les groupes.

Dans le secteur du voyage, certains salariés regrettent toutefois la faiblesse du niveau de rémunération de base. Interrogée sur le sujet, Valérie Boned se défend :  "La grille correspond à des minima, en dessous desquels les entreprises ne peuvent pas rémunérer les collaborateurs. Depuis dix ans, ces seuils ont beaucoup augmenté. En outre, les salariés perçoivent de plus en plus de part variable : participation, intéressement, partage de la valeur, incentives sur les ventes... Le secteur est plus attractif qu'avant."

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