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ATR : « Les voyagistes labellisés absorberont 100% des émissions de CO2 dès 2023 »

Agir pour un tourisme responsable (ATR) a pris des engagements forts lors de son récent séminaire à Granville, réunissant une cinquantaine de participants.

Les membres TO labellisés d’ATR devront absorber l’ensemble de leurs émissions de CO2 dès le 1er janvier 2023, a-t-il été décidé lors de l’assemblée générale de l’association samedi 2 octobre. « C’est une décision forte en cette période de Covid-19, reconnaît Vincent Fonvieille, président de l’association. Il faut accélérer sur la contribution carbone, puisque le réchauffement climatique accélère. »

En 2019, l’association avait décidé d’imposer dans son label l’absorption totale des émissions de CO2 – parfois appelée compensation carbone – en deux temps : après l’absorption à 100% pour toutes ses activités dès 2020, l’entreprise devait déployer l’absorption à 100% pour ses clients à l’horizon 2025. Les voyagistes doivent donc accélérer le pas pour être prêts deux ans plus tôt que prévu, en s’appuyant sur la méthode de l’ADEME. A charge pour eux d’identifier d’ici là « des projets d’absorption générant des crédits carbones certifiés et des co-bénéfices pour les destinations bénéficiaires de ces projets », précise un communiqué.

« Entre 90% à 95% des émissions proviennent des voyageurs, nous mesurons l’effort demandé aux voyagistes. Nous allons faire jouer la solidarité et proposer une formation avec TravelProFormations afin d’atteindre cet objectif tous ensemble. » Une solidarité d’autant plus nécessaire que les opérateurs du secteur ont une maturité différente sur le sujet. « Nous proposerons des solutions pour évaluer le bilan carbone, diminuer son empreinte, et la compenser. » Le fonds de dotation de Voyageurs du Monde est désormais à la disposition des membres d’ATR, qui travaille déjà avec deux sociétés : EcoAct et Microsol.

Les membres d’ATR lors du séminaire en Normandie.

Accélérer la labellisation

ATR se donne aussi un autre objectif ambitieux, sur le terrain de la labellisation. « ATR regroupe 60 membres TO, mais seulement 16 sont labellisés. Cela montre que le label est exigeant, mais ce n’est pas pleinement satisfaisant », ajoute Vincent Fonvieille, également fondateur de La Balaguère.

Pour mémoire, les membres d’ATR signent une charte dans laquelle ils s’engagent à obtenir le label dans les deux années suivantes. « Nous allons rappeler cette règle mais surtout accompagner nos membres dans la démarche. » Afin de leur prêter main forte, Julien Buot repasse à temps plein pour l’association, et Gaëlle Oguer le rejoint pour deux années d’alternance. D’autres chantiers sont sur la table, à la demande des adhérents : l’actualisation des fiches destinations, le partage des bonnes pratiques et autres retours d’expérience, l’adaptation du référentiel à d’autres métiers et univers que la production (distributeur, réceptif, séjour en club, croisière…).

L’assemblée générale s’est déroulée dans le cadre du 11e séminaire de l’association, du 30 septembre au 2 octobre à Granville (Normandie). Et ce, dans le prolongement des Universités du Tourisme Durable organisées au Havre le 28 et 29 septembre.

« Faire un pas en avant »

« Le séminaire, dans la vie de l’association, est le moment le plus important, a souligné Vincent Fonvieille dans son discours d’ouverture. L’objectif est de faire avancer l’association, de débattre de sujets, et surtout d’arriver à des décisions communes. L’important, c’est d’être collectivement d’accord pour faire un pas en avant. C’est nécessaire de se rencontrer et de s’apprécier afin d’avoir envie d’agir ensemble. »

Après les sujets du climat en Bretagne en 2018, des déchets dans le Vercors en 2019, de la biodiversité dans les Pyrénées en 2020, la proximité était au coeur des échanges de l’événement. Ont ainsi été abordés l’impact local des voyages conçus par les opérateurs engagés et la relocalisation des destinations de vacances des français. Une relocalisation « contrainte par la pandémie et l’urgence climatique », estime Vincent Fonvieille.

« Tout le monde anticipe la reprise des voyages internationaux. Mais il faut voyager de manière plus raisonnable : moins souvent et plus longtemps. Nous devons essayer de développer des pratiques plus économes en termes de gaz à effet de serre. Le voyage reste un secteur économique indispensable pour des millions d’habitants sur la planète, comme je l’ai rappelé lors de mon interview à Evora » (ci-dessous), dans le cadre du forum A World For Travel.

 

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