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Une part pour lui, une part pour toi, une part pour moi

Qui, du consommateur final au professionnel du tourisme, peut se vanter de maîtriser les dessous de la réglementation en matière de taxes aériennes? TAP,TAC, TNSA, TC (entendez Taxe Chirac) : autant de suppléments qui viennent s’agréger à un prix initial de billet apparaissant parfois infinitésimal, jetant en cela le trouble dans les esprits.

Palier les nuisances sonores dont sont victimes les riverains des plates-formes aéroportuaires, lutter contre la propagation du virus du sida dans les pays fortement à risques, mais également supporter les frais de fonctionnement des aéroports ou absorber la hausse du prix de pétrole : voilà quelques exemples des imputations de ces taxes prélevées par la Direction générale de l’aviation civile, les aéroports et les compagnies aériennes.

L’absorption des surcharges carburant étant partiellement réglée, reste qu’une partie non-négligeable de ces sommes sont destinées à améliorer la qualité de services d’un mode de transport concurrencé sur le marché domestique et souvent décrié en matière environnementale. Alors si le voyageur ne constate pas, par exemple, d’amélioration de la signalétique, des délais d’attente ou encore de l’accueil, rien d’anormal à ce qu’il s’interroge sur le bien-fondé de ces taxes et qu’il émette plus généralement un droit de réserve vis-à-vis de l’aérien.

Enfin, plus élevées que chez nos voisins européens, ces taxes pénalisent la compétitivité des plates-formes françaises par rapport à ses challengers. Lorsqu’un Japonais aura à faire l’Europe en une semaine, son tour-opérateur se tournera probablement vers d’autres aéroports que les nôtres.

Laurence ROUSSEAU
Directrice de la rédaction

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