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Un trop long tunnel

Décidément, les voyagistes ne sont pas sortis de l’auberge. Alors que Thomas Cook et TUI reconnaissent du bout des lèvres qu’ils ne réaliseront pas leurs objectifs pour cette année en France, Fram a annoncé récemment les premières pertes de son histoire. Tout un symbole. Surtout, les réservations pour l’été se font attendre, à tel point que le TO a revu lui aussi ses ambitions à la baisse. Le crash de Sharm el-Sheikh n’y est sans doute p

Décidément, les voyagistes ne sont pas sortis de l’auberge. Alors que Thomas Cook et TUI reconnaissent du bout des lèvres qu’ils ne réaliseront pas leurs objectifs pour cette année en France, Fram a annoncé récemment les premières pertes de son histoire. Tout un symbole. Surtout, les réservations pour l’été se font attendre, à tel point que le TO a revu lui aussi ses ambitions à la baisse. Le crash de Sharm el-Sheikh n’y est sans doute pas totalement étranger. La visite des familles le week-end dernier sur le lieu de la catastrophe rappelle qu’il faudra encore de longs mois pour tirer un trait sur cette tragédie. La faute au marché aussi. Alors qu’il devait impérativement grossir pour absorber l’arrivée des deux géants allemands, il apparaît au pire étal, au mieux en légère progression. Ce que beaucoup redoutaient l’automne dernier est donc sur le point de se réaliser : la part de gâteau des uns et des autres stagne dangereusement.

Si Fram est très exposé, Look apparaît encore plus clairement dans la ligne de mire, pénalisé par son activité vols secs. A défaut d’avoir bien négocié le virage technologique (malgré la fusion avec le spécialiste Brokair en 2002), le TO se retrouve désormais dépassé par les acteurs du web sur ce marché. Ironie du sort : c’est Go Voyages qui lui fait le plus d’ombre, Go dont le PDG Carlos Da Silva n’est autre que l’un des fondateurs de Look ! L’arrivée récente à Paris du numéro deux du groupe Transat, Lina De Cesare, rappelle d’autres heures difficiles de Look, lorsque le géant canadien détacha son PDG Jean-Marc Eustache, pour remettre d’aplomb sa filiale française, à la fin des années 1990. Un nouveau plan social semble donc se profiler, après les 90 départs qui ont secoué le TO il y a tout juste un an. Reste à espérer que cette énième réorganisation sera la dernière. Une chose est certaine : après avoir voulu batailler dans la cour des grands, Look devra à l’avenir se contenter de jouer les seconds couteaux. Ce qui n’a rien de déshonorant…

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