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Trois tendances qui transforment le voyage d’affaires

 » Chaque année, l’EVP passe au radar les tendances qui rebattent les cartes du voyage d’affaires. Le grand oral a eu lieu hier, à Paris, avec la présentation du tout dernier baromètre du voyage d’affaires. Trois tendances majeures se dessinent. »

Premier constat : la sécurité des voyageurs d’affaires reste la principale préoccupation des entreprises, au point de devenir le premier critère de définition d’une politique voyage pour la deuxième année consécutive.

En 2016, 64% des entreprises interrogées ont mis en place des dispositifs de suivi et de traçabilité des collaborateurs, un chiffre en progression de 5 points par rapport à 2015. "Les entreprises continuent à densifier leur politique d’encadrement du déplacement passant de plus en plus d’un dispositif curatif à préventif, détaille American Express Global Business Travel. Cela se traduit en particulier cette année par la mise en place de politiques de formation et d’information des collaborateurs en amont du voyage". Concernés au premier chef, les voyageurs sont donc impliqués dans la préparation de leur déplacement.

Vers une consumérisation du voyage d'affaires

Un élément qui rejoint une autre tendance de fond : la coconstruction du voyage d’affaires. Les entreprises se montrent ainsi de plus en plus attentives à la satisfaction de leurs collaborateurs pendant leurs déplacements professionnels. 57% des entreprises l’ont mesurée en 2016, ce qui représente une progression de 8 points par rapport à 2015. "Un changement majeur s’est produit en 2016 avec le fait que désormais la mesure de la satisfaction a un impact direct sur l’évolution de la politique voyages en progression de 12 points par rapport à 2015", souligne American Express Global Business Travel.

Si les entreprises françaises ne se montrent pas des plus réceptives aux avis exprimés par leurs collaborateurs, en comparaison à d'autres pays, la tendance devrait toutefois s’affirmer, pour faire du voyageur "le coconstructeur" de la politique voyage de son entreprise.

L’avis du voyageur pourra ainsi devenir significatif au sujet des programmes de fidélité (64%), des nouveaux fournisseurs (63%), des nouveaux outils de réservation (57%), des solutions de "duty of care" (52%) ainsi que des nouvelles solutions de paiement (47%).  "On voit se dessiner les contours d’une forme de consumérisation du voyage d’affaires avec un véritable engouement pour les innovations qui apportent une véritable contribution pour faciliter l’expérience du voyageur à toutes les étapes de son déplacement", analyse American Express Global Business Travel.

L'économie collaborative fait "pschitt"

Pour autant, tous les souhaits ne seront pas forcément pris en compte : l’économie collaborative dans le voyage d’affaires est loin de susciter l'engouement : le nombre d’entreprises indiquant qu’elles n’y auront jamais recours est en hausse, 38% vs 32% en 2016. Celles qui l’envisageaient d’ici un  à deux ans  semblent aussi freiner des quatre fers, passant de 30% en 2015 à 21% en 2016. En cause notamment, les garanties sur les questions de sécurité, pas suffisantes aux yeux de 58% des entreprises interrogées.

Détrônée par les enjeux de de sécurité, et nouveauté cette année, par "l’efficacité et la productivité des voyageurs avant et après un voyage d’affaires", critère dont l’importance est évaluée à 4,08/5, l’optimisation des coûts reste malgré tout un vrai sujet pour les entreprises. 52 % d’entre elles considèrent que leurs dépenses voyages peuvent être encore optimisées. Mais les leviers d’optimisation devraient évoluer dans le futur. L’usage de la vidéoconférence, déjà à l’œuvre dans les pays nordiques, est ainsi évoquée en premier chef, suivie par l’évaluation de la pertinence du déplacement.

Arrivent ensuite la hausse de la réservation à l’avance et le renforcement des tarifs corporate. "La surveillance des frais annexes arrive dans le top 6 et reflète les enjeux des entreprises s’agissant de la traçabilité des frais ancillaires qui représentent en moyenne plus de 10% du coût d’un billet", constate American Express Global Business Travel. Le scope de surveillance ne se limite donc plus seulement au transport et à l’hôtellerie.

Un élément qui plaide en la faveur d’outil de reporting et de l’intégration end-to-end des données, à l’image de la conception du voyage d'affaires lui-même. La prise en charge du voyageur devrait évoluer de façon de plus en plus affirmée vers le door-to-door, anticipe ainsi American Express Global Travel.

Méthodologie : l’étude a été menée auprès d’un périmètre élargi de 1 000 entreprises, issues de 11 pays européens.

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