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Travelliance débarque à Paris

Spécialiste du logement des équipages et des irrégularités passagers, la société américaine Travelliance vient d'ouvrir un bureau parisien dans le cadre de son déploiement européen.

En Europe, tout reste à faire ou presque, sur le marché des solutions d’hébergement et du transport pour les équipages des compagnies aériennes et pour les passagers en cas d’irrégularités. C'est en tout cas la certitude de l’américain Travelliance, qui s'est installé sur cette niche depuis 1976. Déjà largement implanté outre-Atlantique, en Asie et en Océanie, il part à la conquête du Vieux continent après avoir ouvert cet été des bureaux en France, au Royaume-Uni et en Irlande.

Une activité méconnue en Europe

Concrètement, la société trouve des hôtels non seulement pour les pilotes et autres personnels navigants, mais aussi pour les voyageurs en détresse en cas d’irrégularités au cours de leur vol, avec une prise en charge du transport au sol, de l’hébergement et des repas. Elle s’occupe aussi de la gestion de crise. En 2014, elle a ainsi accompagné Malaysia Airlines en hébergeant les familles des victimes ayant péri dans les crashs des vols MH370 et MH17.

Mais la société n’arrive pas en terre conquise. Si aux Etats-Unis les sociétés de transport sous-traitent souvent la gestion de ces activités, cette assistance fournie par une société intermédiaire est encore peu développée en Europe, la plupart des transporteurs l'assurant en interne.

7 millions de nuitées négociées par an

En posant ses bagages en Europe, Travelliance poursuit un double objectif : accompagner l’expansion de ses clients existants en Europe et gagner la confiance de compagnies européennes, à l’image de Norwegian et d’Alitalia qui figurent déjà dans son portefeuille de clients. Et si un marché comme la France est réputé difficile pour ce type d’activité, il est aussi une porte d’entrée intéressantes vers l’Afrique et du Moyen-Orient.

Forte de références clients comme American Airlines, Delta ou encore Air Canada, et de ses 7 millions de nuitées négociées chaque année, Travelliance négocie des prix intéressants avec les hôtels. "Nous sommes quotidiennement en contact avec les établissements. Le fait d’instaurer un lien de confiance en amont nous permet aussi d’être mieux positionnés lorsque plusieurs concurrents se disputent les chambres restantes, par exemple en cas de problème météorologique", explique Florence Baudoin, directrice du développement pour la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique).

Un "prolongement" des compagnies aériennes

"Nous voulons être un pont entre l’hôtellerie et l’aviation civile", confirme James J. Doran, directeur général de Travelliance sur la zone EMEA, lui-même issu de l’hôtellerie avec des expériences chez Marriott International et Thomas Cook Group à Londres où il a occupé le poste de directeur de la chaîne hôtelière. Travelliance inspecte d’ailleurs soigneusement chaque établissement. Et lorsqu’il s’agit de loger des équipages, elle doit coller au plus près du cahier des charges de la compagnie. "Nous veillons à ce qu’ils soient en étage supérieur, loin des portes d’ascenseur… Ensuite, chaque compagnie a ses exigences comme la climatisation pour les Nord-américains", détaille Florence Baudoin.

Se présentant comme un "prolongement" des compagnies aériennes, Travelliance y positionne d’ailleurs certains de ses salariés. Ainsi, 20 officient chez Delta, 10 chez American Airlines. Un modèle que la société souhaiterait reproduire à terme en Europe. "Avec les compagnies européennes, nous n’allons pas tout de suite chercher à gérer l’entièreté de leur réseau. Nous pouvons travailler ensemble sur certaines destinations où nous sommes déjà bien implantés", précise Florence Baudoin.

La société nourrit de grandes ambitions à l'égard du marché EMEA, porté dans ses prévisions à 25% de l'activité globale dans trois ans, ex-aequo avec l’Asie-Pacifique, soit son deuxième marché derrière les Etats-Unis (50%).  L’équipe européenne, composée de 4 personnes sur les 400 que compte l’entreprise, devrait être développée en conséquence.

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