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Travelife : un nouveau label durable pour agences

Déjà utilisé par Kuoni ou TUI aux Pays-Bas, ce programme de formation, de gestion et de certification pour les entreprises touristiques débarque en France.

Le programme de certification Travelife, est désormais représenté en France par le cabinet ID-Tourism. Ce programme de formation, de gestion et de certification pour les entreprises touristiques qui souhaitent s’engager dans une démarche durable est déjà utilisé par environ 200 agences et voyagistes dans le monde.

"Les tour-opérateurs et les agences de voyages jouent un rôle central dans l'industrie du tourisme. Comme intermédiaires entre les touristes et les entreprises touristiques, ils influencent le choix des consommateurs, les pratiques des prestataires et le développement des destinations", lit-on sur la présentation de cet outil.

Travelife intègre donc l’ensemble des domaines opérationnels où les entreprises du voyage peuvent intégrer des pratiques de développement durable (management interne, gestion et conception des circuits, relations avec les prestataires, les destinations et la clientèle, etc…).

Des outils pour les agences

Il offre de nombreux outils aux agences qui souhaitent s’engager dans une démarche durable, comme un logiciel en ligne de planification d'actions, un système de benchmarking, ou un programme en ligne pour évaluer la performance de durabilité des hôtels.

Après plusieurs étapes de formation et de formalisation d'engagements, les agences et les voyagistes peuvent demander la certification Travelife, qui peut être obtenue après un audit renouvelé tous les 2-3 ans. La certification est basée sur 233 critères dont 159 obligatoires dans dix domaines comme l’environnement et les relations avec les communautés, les transports ou l’hébergement.

Des critères obligatoires

Certains critères s'appliquent directement à l'agence : utilisation d'au moins 50% de produits équitables pour le thé et le café, impression réglée automatiquement en recto-verso, calcul des consommations d’énergies et des rejets de gaz à effet de serre. D'autres concernent les relations avec les partenaires ou les hôteliers, comme l'obligation de sélectionner de préférence des hôtels disposant d'une certification reconnue.

L'accent a enfin été mis sur l'information des clients, que cela soit sur la possibilité de compenser ses émissions de CO2 ou sur les pratiques qu'il peut adopter pour réduire ses impacts négatifs dans les destinations (supporter une association, réduire ses déchets, respecter les règles concernant les souvenirs interdits…).

Multiplication des labels

Il y a quelques semaines, le SNAV a présenté son "label durable", qui certifierait des produits, sans contrôle d'un orgnaisme indépendant.

"L’Organisation Mondiale du Tourisme explique bien que le développement durable peut être appliqué à l’ensemble des destinations et prestataires touristiques, que ce soit pour le tourisme de masse ou les divers créneaux touristiques de niche. Ainsi, il s’agit bien d’intégrer le développement durable dans la stratégie des entreprises touristiques et non pas uniquement sur les produits" explique Guillaume Cromer, directeur du cabinet ID-Tourism.

Par ailleurs, l'association ATT réfléchit actuellement à la refonte de son label ATR pour inclure de nouveaux membres. Plusieurs études ont montré que la multiplication des labels nuisait à la lisibilité de l'offre. "La volonté de Travelife et du cabinet ID-Tourism n’est pas d’être une certification supplémentaire mais bien d’essayer de travailler avec l’ensemble des structures et réseaux existants pour mutualiser les outils déjà créés" annonce Guillaume Cromer.

 

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