Transparence
« Comme trop souvent, il aura fallu la catastrophe de Sharm el-Sheikh – inédite dans l’histoire du tourisme français -, faisant 148 victimes le 3 janvier dernier, pour que les tour-opérateurs et les agences reconnaissent la nécessité d’une meilleure circulation de l’information concernant les noms des compagnies. « Nous allons tous ensemble, TO et consolidateurs, engager une réflexion, pour donner plus tôt plus d’informations à nos clients
Comme trop souvent, il aura fallu la catastrophe de Sharm el-Sheikh – inédite dans l’histoire du tourisme français -, faisant 148 victimes le 3 janvier dernier, pour que les tour-opérateurs et les agences reconnaissent la nécessité d’une meilleure circulation de l’information concernant les noms des compagnies. Nous allons tous ensemble, TO et consolidateurs, engager une réflexion, pour donner plus tôt plus d’informations à nos clients et les rassurer, plaidait alors dans nos colonnes un spécialiste de l’Egypte. Cela tombe bien car ils n’auront bientôt plus le choix. Lundi dernier, Gilles de Robien, ministre de l’Equipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer, a en effet annoncé la mise en place dès 2005 d’un label qui, au-delà des dispositifs de contrôle prévus en Europe et dans le monde par les Etats, signalera les compagnies aériennes (régulières ou charters) offrant les meilleures garanties en matière de professionnalisme et de sécurité (voir page 10).
On ne peut que saluer cette initiative du gouvernement, qui répond à une volonté de plus grande transparence et d’information de la part des clients, auxquels les voyagistes auront désormais l’obligation de communiquer, au moment où ils achètent leur produit, le nom et l’origine des compagnies qui les transporteront durant leur voyage. Mais également de reporter dans leurs brochures, le nom, l’origine et la certification éventuelle des compagnies auxquelles ils auront recours. Reste à savoir comment elle sera appliquée dans les faits. Si les professionnels du voyage ont encore 18 mois pour prendre leurs dispositions, le plus grand flou subsiste quant aux sanctions éventuelles qui seront prises à l’encontre des voyagistes et des agents de voyages qui ne se plieraient pas à ces nouvelles directives. Surtout, le succès de cette démarche implique une mobilisation de tous les acteurs au niveau européen. Et sur ce point, tout reste à faire.