Des élus bretons ont protesté mercredi contre la suppression de la ligne aérienne Brest-Orly, une décision qualifiée de "choquante" et d'"inacceptable" au regard de l'accessibilité de la pointe bretonne. "L'accessibilité de notre territoire, et en conséquence son attractivité, est cruciale pour permettre le développement des entreprises, de l'emploi sur la pointe bretonne. C'est pourquoi, nous appelons Air France, et son actionnaire majoritaire, l'État français, à revoir cette position", écrivent dans un communiqué commun le président de région Loïg Chesnais-Girard (divers gauche), le maire de Brest François Cuillandre (PS) et le président du département du Finistère Maël de Calan (LR). L'État français est actionnaire à hauteur de 28,6% d'Air France-KLM.
Des "taux de remplissage" insuffisants sur la ligne
Dans un communiqué distinct, dix parlementaires de la majorité, qui disent avoir rencontré le ministre délégué aux Transports Clément Beaune, pointent une "décision inacceptable en l'état", "d'autant plus que l'objectif de ligne à grande vitesse vers l'ouest breton n'est toujours pas réalisé et reste supérieur à 3h30 dans le meilleur des cas". Interrogée par l'AFP, l'opérateur de la ligne, la compagnie Transavia, filiale d'Air France-KLM, a indiqué qu'elle communiquerait "prochainement sur son programme de vols au départ de Brest", précisant qu'elle procédait "à l'évaluation de la performance économique de chaque ligne". Dans un courriel daté du 5 septembre, consulté par l'AFP, Air France annonce aux élus bretons que "l'économie de la ligne s'est significativement dégradée" et que "cette situation ne permet malheureusement pas de poursuivre l'exploitation de la ligne à la saison hiver 2022, après le 30 octobre". La compagnie évoque notamment des "taux de remplissage" insuffisants "autour de 30%".
