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SNCM : les marins en grève malgré une promesse d’aide financière de l’Etat

Les syndicats de la compagnie maritime ont reconduit leur grève pour ce jeudi. Ils dénoncent un "abandon" déguisé du plan de sauvetage de l’entreprise.

Deuxième jour de grève à la SNCM. Lancé le 1er janvier, le mouvement social a été reconduit pour la journée de jeudi, et une nouvelle assemblée générale était prévue ce matin au siège de la compagnie avec l’ensemble des salariés.

Six des huit navires de la compagnie qui devaient desservir la Corse et le Maghreb sont donc à nouveau immobilisés, quatre à Marseille, un à Toulon et l'autre à Ajaccio. Les deux autres bateaux de la société sont actuellement en hivernage. La direction a confirmé mercredi un "fort suivi de la grève", de l’ordre de 65%, tout en rappelant que tous les passagers avaient été prévenus par SMS, mail ou téléphone.

L'Etat promet 30 millions d'euros d'apport

"C'est un combat majeur pour l'avenir de la compagnie. Il faut que le gouvernement apporte des réponses sinon il n'y aura pas de reprise du travail. Ca ne dépend que du gouvernement", a déclaré hier Frédéric Alpozzo, représentant de la CGT Marins, le syndicat majoritaire.

A l’unisson, les autres centrales syndicales disent ne pas avoir été convaincues par les promesses du premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui a annoncé le 31 décembre un apport supplémentaire de 30 millions d'euros de la part de l'Etat. Dans un courrier au député PS Patrick Mennucci, candidat à la mairie de Marseille, il indique que cette somme devrait "permettre de couvrir les besoins de trésorerie estimés nécessaires par l'entreprise pour l'année 2014".

En contrepartie, il exige toutefois "la mise en place dans des délais désormais rapides des mesures de redressement", soulignant que "cette solution devra être mise en lien avec l'actionnaire majoritaire", Veolia-Transdev.

Les syndicats fustigent un "enfumage électoral"

Les syndicats dénoncent au contraire un "abandon" du plan de sauvetage de la compagnie maritime. La CGT Marins a fustigé un "enfumage électoral", affirmant qu'avec cette annonce "on (était) revenu en arrière de 6 mois". C'est "un revirement important", "une remise en cause du projet industriel bâti par le management, partagé avec les salariés et soumis dernièrement au vote des marins", a également estimé une source proche du dossier citée par l’AFP.

Ce programme de redressement, voté le 24 septembre par l'ensemble des actionnaires, doit permettre d'économiser 70 millions d'euros par an et d'atteindre la rentabilité en deux ans, via la suppression de 500 postes et le renouvellement des navires.

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