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Retard : le gouvernement met un zéro de conduite à la SNCF

« Le transporteur a tenté de justifier le retard record du train reliant Strasbourg à Port Bou et Nice. Mais ses explications n’ont convaincu ni les syndicats, ni la ministre des Transports et de l’Ecologie, qui évoque une « connerie » et estime que la SNCF lui a menti sur les causes de ce raté. »

La ministre du Transport et de l’Ecologie et le président de la SNCF ne prendront pas le train ensemble. La SNCF est revenue hier sur les causes de la cascade de dysfonctionnements qui a provoqué un retard de 15 heures sur le Strasbourg Port Bou/Nice, dans la nuit du 26 au 27 décembre. Si dans son rapport d’enquête interne, le transporteur souligne qu’il « aurait été préférable de ne pas faire partir ce train de Strasbourg ce soir-là », il a justifié la décision de le faire circuler par sa volonté « d’acheminer coûte que coûte » les voyageurs, en dépit de conditions difficiles liées à la météo. Afin d’éviter que ne se renouvelle pareil incident, la société a présenté dans ce rapport trois mesures, qui devraient être opérationnelles avant l’été. Pour la responsable de SNCF Voyages, Barbara Dalibard, « le défaut de relève », résultant d’une erreur de planification, a été « la première cause du grand retard ». Mais sur les ondes de Radio Classique, hier matin, la ministre des Transports et de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a fait part de sa colère face à ces explications. « La première connerie pour moi, c’est qu’on ne m’a pas dit cela au début. Quand ce train est arrivé en retard, on m’a dit que le conducteur n’a pas pu (arriver à temps) à cause de la neige, ce n’est pas la même chose. (…) On va regarder s’il y a lieu de sévir ou pas. » Le syndicat Sud-Rail, a quant à lui qualifié ce rapport d’enquête de « coquille vide », exhortant la SNCF à « cesser sa politique de démantèlement de l’entreprise » et « de faire des économies sur l’entretien des voies », « sur la maintenance du matériel roulant » et « sur le personnel ».