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Redevances aéroportuaires : le régulateur impose le gel des tarifs à ADP

L’Autorité de régulation des transports (ART) a rejeté la dernière proposition tarifaire d’Aéroports de Paris pour la période 2026-2027. Les redevances dues par les compagnies aériennes n’augmenteront donc pas au 1er avril, à l’exception notable des services aux personnes à mobilité réduite.

Dans une décision rendue le 10 février 2026 et entérinée ce jeudi, l’Autorité de régulation des transports (ART) a refusé d’homologuer les nouveaux tarifs proposés par le Groupe ADP pour ses plateformes parisiennes (Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget).

Faute d’accord, le mécanisme de sanction prévu par le code des transports s’applique mécaniquement : les tarifs en vigueur gèleront pour l’exercice à venir. Concrètement, à compter du 1er avril 2026, les compagnies aériennes continueront de s’acquitter des mêmes montants qu’en 2025 pour l’atterrissage, le stationnement ou l’usage des passagers, sans réévaluation liée à l’inflation ou aux coûts de développement.

Hausse refusée

Cette décision clôt une procédure engagée à l’automne 2025. Le groupe ADP avait initialement sollicité une hausse modérée de 1,5% de ses redevances hors assistance, justifiée par un contexte d’investissements croissants et la nécessité de financer les infrastructures futures.

Après un premier refus du régulateur en décembre, le gestionnaire avait tenté de rectifier le tir le 15 janvier 2026 en soumettant une nouvelle proposition. Celle-ci misait sur un gel moyen des tarifs, tout en tentant de réduire l’écart de facturation entre les passagers domestiques/Schengen et les passagers internationaux. Une tentative infructueuse : l’ART a estimé que cette seconde proposition ne répondait toujours pas aux « points structurants » soulevés lors du premier examen.

Des divergences de fond sur les coûts

La décision du régulateur s’appuie sur une analyse critique de la gestion financière d’ADP. L’ART pointe notamment des « écarts récurrents entre prévisions et réalisations sur les trois derniers exercices », susceptibles de fausser le calcul des coûts imputés aux compagnies. L’autorité identifie également un « déséquilibre significatif dans l’allocation des charges » qui tendrait à majorer artificiellement le coût des services publics aéroportuaires.

Dans un communiqué publié ce jeudi, le Groupe ADP a déclaré « prendre acte » de cette décision, qui intervient alors que l’entreprise a dévoilé en décembre un plan d’investissement massif de 8,4 milliards d’euros pour la période 2027-2034.

L’exception « PMR »

Une seule ligne tarifaire échappe toutefois à ce gel généralisé. La redevance destinée au financement de l’assistance aux personnes handicapées et à mobilité réduite (PMR) subira bien une augmentation de 15%. Cette hausse spécifique, validée dès la décision du 16 décembre 2025, entrera en vigueur comme prévu au 1er avril, afin de couvrir les besoins croissants d’accompagnement dans les terminaux parisiens.

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