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Raphaël de Casabianca : « La micro-aventure, c’est fantastique, mais se confronter à l’ailleurs est essentiel »

Avec le projet « Petaouchnok », l’animateur de Rendez-vous en terre inconnue veut défendre une autre idée du voyage. Première étape : un (beau) livre tout juste sorti en librairie. Mais ce n’est que le début de l’aventure.

« Petaouchnok », il y est allé un paquet de fois, il est même spécialiste de la destination. Comptant parmi la poignée de globe-trotter cathodiques qui sillonnent la planète en tout sens, Raphaël de Casabianca fait cette fois-ci une escale en librairie. Le début d’une nouvelle aventure pour l’animateur de Rendez-vous en terre inconnue.

« Avec Antoine Delaplace, mon pote d’enfance, nous avons eu envie de partager des lieux que nous avons aimés ou qui nous font rêver sur un ton sympa, ludique, raconte Raphaël de Casabianca. Pour faire découvrir ce monde merveilleux, beau, dans lequel on n’a pas pu aller pendant un petit moment et qui donne envie de repartir. » Le résultat s’appelle Destination Petaouchnok : 200 pages truffées de magnifiques photos – point de départ de cette aventure -, d’anecdotes, de jeux, de bons plans… Un condensé de ce que la planète Terre peut avoir de plus beau à offrir, avec une bonne  dose d’humour et d’optimisme pour ce projet pourtant lancé en plein Covid.

Un guide en préparation

Et les deux fondateurs de Petaouchnok ne comptent pas s’arrêter là. « Il y a une chose à laquelle nous croyons beaucoup avec Antoine, c’est la réciprocité, explique Raphaël de Casabianca. Comment on peut rendre au pays que l’on visite. »

Alors avec cet ouvrage, les auteurs de Destination Petaouchnok ont voulu rendre la pareille, en reversant tous leurs droits d’auteurs à la campagne “Vacances” du Secours Populaire. Son but : offrir des journées d’évasion aux familles les plus démunies. Celles qui ont été les premières à subir les mesures de confinement et de distanciation sociale, rappelle l’association. Mieux encore, Raphaël de Casabianca et Antoine Delaplace ont réussi à convaincre leur éditeur de reverser tous les bénéfices du livre au Secours Populaire. « Ces derniers mois, on me demande souvent si ce n’est pas trop dur de ne pas voyager, raconte Raphaël de Casabianca. Mais pour moi, la réponse est non, j’ai déjà eu beaucoup de chance. On se rend compte avec cette immobilisation forcée de la réalité de nombreuses personnes, qui ne partiront jamais, qui n’auront pas la chance d’être confrontés à l’ailleurs, à l’émerveillement, à la rencontre. Ce livre, on a voulu qu’il puisse inspirer, mais aussi qu’il permettre à des enfants et des familles de partir en voyage. Parce qu’on sait à quel point un voyage peut changer une vie et notre regard sur le monde. »

Quand j’ai commencé à voyager, on ne se posait pas ces questions, on était dans un monde de consommation d’expériences très fortes. Maintenant, ces questions sont essentielles.

Et déjà les auteurs de Petaouchnok voient plus loin. « Nous avons l’idée de développer un guide, c’est dans les tuyaux, confie Raphaël de Casabianca. Un guide qui permettrait aux voyageurs de s’investir dans le pays qu’ils découvrent, de donner du temps, de s’engager. Quand j’ai commencé à voyager, on ne se posait pas ces questions, on était dans un monde de consommation d’expériences très fortes. Maintenant, ces questions sont essentielles, pense Raphaël de Casabianca. On a vu que Thomas Cook avait fait faillite par exemple, que cette « surconsommation » avait fait son temps », estime-t-il.

Voyages engagés

Pour autant, pas question de raccrocher le sac à dos. « On me dit souvent qu’il ne faut pas prendre l’avion, mais je suis vraiment pour le voyage. Je ne serais pas ce que je suis si je ne m’étais pas ouvert au reste du monde. La micro-aventure, c’est fantastique, mais se confronter à l’ailleurs est essentiel pour construire sa place dans le monde. Quand c’est bien fait. Et je pense que donner de son temps est une très bonne solution. Donner un jour de son voyage, une semaine. Tout simplement parce que c’est génial, qu’on rencontre du monde… Je suis convaincu qu’il faut valoriser ça. Mais il faut que ça devienne fun, sympa, et facile d’avoir cette démarche, via une application qui permette en deux secondes de rencontrer du monde et de faire quelque chose de bien qu’on soit à Bali, en Argentine ou même en Italie. J’y crois énormément. »

Après toutes ces années à parcourir la planète, pourrait-il passer de l’autre côté et devenir à son tour concepteur de voyages ? L’idée semble déjà faire son chemin et des contacts sont pris avec certains spécialistes du voyage d’aventure. Mais ce ne sera pas forcément le prochain chantier du projet Petaouchnok. D’abord, le guide et l’appli. « C’est un travail de longue haleine mais on y croit et c’est ça qui est génial. Dans le voyage, il y a encore de très belles choses à faire. » A suivre, donc.

En attendant, la communauté Petaouchnok grandit sur Instagram. Lancée l’an dernier, elle compte déjà 174000 abonnés accros à « leur dose quotidienne de voyage ».

 

Destination Petaouchnok, Raphaël de Casabianca et Antoine Delaplace, éditions Hachette, 205 p., 24,95 euros TTC. Tous les droits d’auteurs et bénéfices de l’ouvrage sont reversés à la campagne Vacances du Secours Populaire.

 

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