Qui est LMX Voyages, ce nouveau voyagiste du Grand Est ?
Quelques mois après son lancement, LMX Voyages a dévoilé sa stratégie et ses ambitions pour le marché français.
Depuis l’annonce de la nomination de Ludovic Rigel comme directeur général, LMX Voyages s’est fait discret. Mais après plusieurs mois de mise en place – et de premières ventes –, le voyagiste basé à Mulhouse (Haut-Rhin) dévoile enfin la façon dont il compte faire son trou sur le marché français. « Avec de la technologie et le service aux agences », pose Ludovic Rigel.
Pour aborder la technologie, il faut d’abord raconter d’où vient LMX Voyages. « Nous sommes la filiale française d’un tour-opérateur allemand fondé en 2001 et qui, dès le début, s’est positionné sur la technologie du package dynamique », explique Ludovic Rigel. De quoi faire, de nouveau, un rapprochement avec FTI Voyages, l’ancienne écurie du dirigeant. Mais la comparaison s’arrête là, assure-t-il.
LMX Voyages, une filiale autonome
En effet, « LMX Voyages est un groupe familial à la gestion humaine », indique Ludovic Rigel. Pesant 400 millions d’euros de chiffre d’affaires sur le marché allemand, LMX voulait s’implanter sur le marché français « depuis plusieurs années ». Si la chute de FTI Voyages a sans doute accéléré son implantation en France, LMX Voyages adopte une structure différente.
« Notre filiale est totalement autonome », explique Ludovic Rigel. « Sur certains achats, nous pouvons bénéficier d’un effet « groupe ». Mais nous négocions directement tout ce qui concerne la France. Nous produisons tout de but en blanc. Ça nous permet, par exemple, de conclure des deals locaux. » LMX Voyages a également une stratégie commerciale qui lui est propre.
D’abord, le voyagiste est 100% B2B. « Nos services sont tournés vers les agents de voyages. Nous voulons qu’ils aient tous les outils pour vendre facilement nos produits. » Deux plateformes sont ainsi lancées. LMX Pro, dont « la façade » ressemble furieusement à celle de l’ancien outil de FTI – qui était plébiscitée par les agents de voyages – permet de construire des packages basiques avec accès, en temps réel, aux stocks et aux tarifs.
« Nous voulons occuper l’esprit des agents de voyages quotidiennement »
LMX TripDesigner permet de réserver « tout le reste : autotours, citybreaks, prestations supplémentaires… c’est sans doute l’outil du futur pour nous. C’est aussi du package, mais qui répond à une demande différente ». Ces deux outils technologiques, censés faciliter les ventes et donc le quotidien de la distribution, constituent l’un des piliers de LMX Voyages.
L’accompagnement des agences en est un autre. Numéro d’urgence 24H/24 et 7J/7 – le voyagiste peut même prendre le contact du client final si besoin – challenges et webinaires réguliers… « Nous voulons occuper l’esprit des agents de voyages quotidiennement », explique Elodie Bechtel, en charge du marketing et de la communication.
Surtout, LMX Voyages propose un commissionnement qui peut faire la différence. En effet, le TO commissionne « sur le prix total du dossier, y compris les taxes d’aéroport, ce qui est très rare en France. Sur un poste qui peut représenter un tiers du budget global en hiver et en long-courrier, c’est un élément différenciant », estime Ludovic Rigel.
Une rémunération « claire et transparente » pour les agences
Une perspective attractive qui permet de faire connaître le voyagiste tout en offrant « une rémunération claire et transparente pour les agences ». Des agences qui sont donc centrales dans le modèle économique de LMX Voyages. « A terme, nous voulons être référencés dans toute la France et dans tous les réseaux », indique le dirigeant. Déjà partenaire de Manor, LMX Voyages négocie actuellement avec « d’autres grands réseaux » et ne ferme la porte à personne, « y compris les agences indépendantes ».
En termes d’offres, le voyagiste se distingue par des possibilités infinies ou presque, avec plus de 35 000 packages possibles au départ de 63 aéroports de France et de zones frontalières : Allemagne, Espagne, Belgique. « Notre outil est connecté avec quasiment toutes les compagnies aériennes. Ryanair nous permet par exemple de proposer des départs depuis de toutes petites plateformes. » Avec ces produits, le TO serait « satisfait » d’attirer entre « 20 et 25 000 clients » à l’issue de sa première année pleine (2026).
« Devenir rentable le plus rapidement possible »
Déjà vendu par plusieurs centaines d’agences, LMX Voyages se donne toutefois le temps de la croissance. Au niveau technologique, « nous arrivons à la fin de la phase 2 d’un projet qui en comporte 5. Il reste donc le gros du travail à faire », se réjouit Ludovic Rigel. Les deux outils du voyagiste seront enrichis de nouvelles fonctionnalités dans les mois à venir, permettant de pousser la personnalisation.
Le tout conduisant à un objectif précis : « devenir rentable le plus rapidement possible. C’est possible dès la fin de l’année prochaine. Ce qui serait très bien pour une entreprise qui vient de se lancer. Mais il faut rester humble : dans le tourisme, tout peut se passer », conclut Ludovic Rigel.
