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Quel avenir pour le Club Med ?

En cas de succès de son OPA, l'italien Andrea Bonomi prendra le 19 septembre prochain le contrôle du groupe au trident. Une bonne nouvelle pour l'entreprise ?

La bataille boursière autour du Club Med touche peut-être à sa fin. Depuis le 14 août, l'OPA (Offre publique d'achat) déposée par l'homme d'affaires italien, Andrea Bonomi, est la seule en lice, après le retrait de l'offre concurrente du duo franco-chinois, Ardian et Fosun. À moins d'une contre-offensive de dernière minute, l'OPA transalpine, qui est ouverte jusqu'au 19 septembre, a de fortes chances d'aboutir. Le prix d'achat consenti par Bonomi étant en effet bien supérieur à celui que proposaient Ardian et Fosun.

Et après ? Ce bouleversement capitalistique serait d'abord une très mauvaise nouvelle pour l'actuel patron du Club Med, Henri Giscard d'Estaing. Ce dernier soutenait activement l'offre franco-chinoise, à laquelle il était associé, tout comme 400 cadres de l'entreprise. « Ils allaient faire une excellente opération financière en achetant l'entreprise pas trop cher puis en la restructurant », analyse un connaisseur du groupe. En cas de prise de contrôle de Bonomi, Henri Giscard d'Estaing n'a quasiment aucune chance de conserver son poste. D'autres départs sont sans doute à prévoir, mais le scénario d'une purge semble peu probable, même si plusieurs cadres (dont l'ensemble des chefs de villages), ont manifesté publiquement leur soutien à l'actuelle direction.

 

Bonomi investirait 150 millions d'euros

 

L'évolution stratégique de l'entreprise, quant à elle, est plus difficile à cerner. Même si les résultats financiers restent médiocres (114 ME de perte nette cumulée en dix ans), « la stratégie de montée en gamme et de développement dans les pays émergents était la plus intelligente, notamment parce que ces pays doivent fournir les volumes de clients qui manquent au Club Med pour gagner de l'argent », estime un analyste. Cet été, ce sont bien, selon Sylvain Rabuel, directeur général France du Club Med, les villages 4 et 5 Tridents, qui ont enregistré « des taux d'occupation en forte croissance ».

À ce stade, les projets d'Andrea Bonomi ne remettent d'ailleurs pas fondamentalement en cause cette ligne. Le financier italien, qui compte investir 150 ME, entend a priori poursuivre le déploiement en Chine, même si la question du partenaire local (Fosun ou un autre ?), reste en suspens. En parallèle, il dit vouloir renforcer la clientèle française, redynamiser certains villages 3 Tridents pour disposer d'une offre milieu de gamme, recourir davantage à la distribution indirecte et, dans certains cas, remettre en cause le principe du all-inclusive. Une stratégie pas encore très claire, mais que Bonomi a déjà assaisonnée d'un joli coup de com' : le soutien officiel de Gilbert Trigano et son engagement à revenir comme président non exécutif du Club Med en cas de succès de l'OPA.

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