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Pression

La révolution commence un 13 décembre pour la SNCF. À compter de ce jour, les dessertes internationales seront ouvertes à la concurrence. Pour le moment, le transporteur national bénéficie d'un répit, puisqu'à cette date, aucun opérateur ne fera rouler ses trains sur les voies ferrées françaises. Pas plus Trenitalia, pourtant officiellement candidat, que Deutsche Bahn [...]

La révolution commence un 13 décembre pour la SNCF. À compter de ce jour, les dessertes internationales seront ouvertes à la concurrence. Pour le moment, le transporteur national bénéficie d’un répit, puisqu’à cette date, aucun opérateur ne fera rouler ses trains sur les voies ferrées françaises. Pas plus Trenitalia, pourtant officiellement candidat, que Deutsche Bahn ou même Air France, qui avait montré un temps de l’intérêt pour le train, avant de se recentrer sur ses fondamentaux, bien malmenés.

Mais il ne s’agit bien que d’un sursis. Chacun prépare son offre, bien à l’abri dans sa gare, avant de débouler sur le territoire français, à l’horizon 2012, pense la SNCF. Celle-ci prend donc les devants et se montre entreprenante, voire agressive, sur les marchés internationaux. Elle n’est pas moins mordante avec ses partenaires vendeurs. Prise en tenaille entre la crise économique et l’obligation de réduire ses coûts pour gagner en compétitivité, elle met la pression sur les agences de voyages via un nouveau mode de rémunération, qui entrera en vigueur le mois prochain.

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Selon les calculs prévisionnels d’ASVoyages, les agences d’Afat-Selectour perdront plus de 1,2 million d’euros de commission avec le nouveau modèle économique. « Nous ne pouvons pas nous laisser appauvrir par un grand partenaire comme la SNCF. Nous allons devoir trouver des solutions », tonnait Jean-Pierre Mas lors du premier congrès commun des deux réseaux. Oui, mais lesquelles? « Nous en avons plusieurs… », assurait-il en conférence de presse, sans les citer. Si elles existent, elles seront forcément complexes, puisque le nouveau modèle superpose des critères comme la typologie de clientèle et la localisation géographique à celui du volume de ventes.

La tâche, à supposer que la SNCF et/ou ASVoyages veuillent vraiment s’y atteler,s’annonce bien difficile, et,en vérité, certainement pas prioritaire, ni pour l’un ni pour l’autre. Si la pression du marché est bien réelle, celle mise par les cheminots et par les agences l’est tout autant, et vaut bien quelques diatribes mobilisatrices, du genre: « L’ennemi est à nos portes, ralliez vous à mon panache blanc ! »

Cédric NEAU
Rédacteur en chef adjoint

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