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Pourquoi les TO ne sont-ils toujours pas rentables ?

La marge d’exploitation des voyagistes français est restée négative en 2013, pour la troisième année consécutive. Les coûts de production ont baissé, mais pas les coûts fixes.

L’état de santé financière des tour-opérateurs français reste critique. D’après l’étude annuelle Seto/KPMG sur les ratios d’exploitation et les ratios bilanciels du secteur, la marge opérationnelle (EBIT) des 21 voyagistes pris en compte est restée dans le rouge en 2013, à -1,2 %, ce qui représente une perte d’exploitation moyenne de 15 E par passager transporté. Il y a toutefois deux manières de juger ces résultats. D’un point de vue optimiste, il s’agit d’une amélioration, puisque le déficit d’exploitation s’élevait à 1,8 % du chiffre d’affaires en 2012, soit une perte de 131 E/passager. Cette dynamique de redressement est portée par la réduction des coûts de production, qui a permis à la marge brute de repartir à la hausse pour la première fois depuis sept ans. Cette dernière a ainsi représenté 18,9 % du chiffre d’affaires l’an dernier (193 E/passager) contre 17,2 % en 2012 (181 E/passager). Pour les TO, c’est la preuve que la baisse des engagements aériens et hôteliers à risques, en particulier dans les pays ébranlés par les révolutions arabes, a porté ses fruits.

Vers un été en croissance ?

À l’inverse, les coûts dits de structure (coûts fixes) ont vu leur poids s’accroître l’an dernier. Ils ont ainsi représenté 10,9 % du CA des tour opérateurs en 2013 (131 E/passager), contre 9,8 % en 2012 (117 E par passager). « Ils ont diminué en valeur absolue de 1,5 %, mais comme le recul du chiffre d’affaires a été plus important encore, de l’ordre de 7,4 %, cela aboutit à une progression de ces coûts de structure en valeur relative », explique Alexis Cartier, senior manager chez KPMG. Malgré les réductions d’effectifs et plans sociaux menés au cours des dernières années, c’est surtout la part de la masse salariale dans le CA qui s’est accrue, passant de 5,2 % en 2012 à 5,7 % en 2013. Pour René-Marc Chikli, le président du Seto, « il y aura donc forcément de nouveaux ajustements de la masse salariale » à l’avenir, qui plus est si l’activité continue de baisser. Or, d’après un pré bilan de la saison hivernale, le volume d’affaires des TO entre début novembre 2013 et fin février 2014 a encore reculé de 4,5 % par rapport à l’année précédente. Mais l’été pourrait annoncer le retour de la croissance. Selon le Seto, le CA engrangé à date est en progression de 7 %, avec de très fortes hausses sur les destinations méditerranéennes. Après plus de deux années de réduction des capacités et des chiffres d’affaires, plusieurs TO parient sur un retour de la croissance en 2014. De quoi renouer, aussi, avec la rentabilité ?

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