Coup d’État, mutinerie ou démission sous pression ? Toutes les expressions ont été employées mardi pour décrire les événements survenus dans l’archipel de l’Océan indien. Mohamed Nasheed, premier président démocratiquement élu dans l’archipel a annoncé qu’il quittait le pouvoir, quelques heures après la prise de contrôle de la télévision d’État par des policiers mutins. Ces événements font suite à trois semaines de troubles dans la capitale, Malé, sur fond de hausse du chômage et de l’islamisme et de ralentissement de l’activité touristique. Évoquant des « manifestations violentes », le Quai d’Orsay indiquait mardi qu’il était « fortement déconseillé de se rendre à Malé à l’heure actuelle ». De son côté, le CETO recommandait de maintenir l’ensemble des départs mais de suspendre l’accès à la ville de Malé.
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