Les entreprises passent à l’acte
Changement à 180 degrés dans les entreprises françaises. Une majorité d’entre elles rémunère désormais leur agence de voyages sur la base du paiement à l’acte.
La fin des commissions a eu un impact sur les relations entre les agences et leurs clients entreprises, selon une étude de l’Association of Corporate Travel Executives (ACTE), présentée le 22 juin lors du forum parisien de l’organisation. 62 responsables des achats d’entreprises françaises ont été sondés.
Les budgets voyages grimpent
Premier constat : 64,4 % des entreprises rémunèrent désormais leur agence à l’acte (transaction fee), contre 41,2 % en 2005. 22 % d’entre elles conservent le mode livre ouvert (management fee), à savoir une rémunération globale en fonction d’objectifs définis chaque année, (54,6 % un an plus tôt). Mais rien ne semble définitif : 70 % des sociétés comptent renégocier cette année le mode de rémunération. Exactement comme en 2005. Naturellement, elles espèrent ainsi limiter leurs dépenses de déplacements professionnels.
Néanmoins, 59,3 % des personnes interrogées s’attendent à une hausse supérieure ou égale à 3 % de leur budget voyages pour l’année à venir. Lors de la première édition de l’enquête de l’ACTE, effectuée en 2005, année du passage à la commission zéro, la moitié anticipait une augmentation analogue. Cette tendance ne surprend pas vraiment Stanislas Berteloot, président du comité d’organisation du forum. La mondialisation aidant, les salariés voyagent de plus en plus, comme le rappellent les prévisions de l’Iata, déclare-t-il.
L’enquête montre aussi que les outils de réservation en ligne gagnent du terrain. 46,9 % des sociétés interrogées sont engagées dans l’implantation d’un SBT (self booking tool), contre 28,6 % en 2005. Mieux, le déploiement de telles solutions, qui permettent aux salariés d’effectuer eux-mêmes leurs réservations depuis leur PC, est jugé prioritaire par 63,2 % des répondants. Les outils de réservations en ligne permettent non pas de baisser le budget voyages global, mais de le contrôler, précise Stanislas Berteloot. Le retour sur investissement intervient dès que 30 % des réservations sont effectuées par ce biais.
L’étude de l’ACTE a été réalisée auprès d’entreprises françaises qui ont, en majorité, une envergure internationale. 53 % des répondants sont responsables d’un budget voyages annuel égal ou supérieur à 10 ME.