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Les compagnies pleurent leurs millions perdus à cause des grèves

Les compagnies aériennes, via la Fnam, se plaignent d’avoir déjà perdu plus de 188 ME à cause des grèves. Air France estime le préjudice à 25 ME.

 

C’est la complainte des compagnies. Pour la deuxième fois dans l’année, les compagnies aériennes se plaignent de perdre de l’argent à cause de chocs exogènes. Après l’éruption du volcan Eyjafjöll, qui aurait coûté 188 ME selon la Fnam (fédération de l’aviation marchande), cet organisme a déclaré hier que les mouvements sociaux qui perturbent le trafic aérien depuis juin ont coûté plus cher aux compagnies françaises que l’épisode du volcan islandais, a estimé hier Lionel Guérin, son président. Ce n’est pas tant les grèves nationales actuelles qui pèsent dans les comptes des compagnies que les grèves larvées des contrôleurs aériens depuis le mois de juin qui alourdissent la facture. Lionel Guérin, reprenant les constatations faites par la plupart des compagnies, notamment lors de la dernière édition de l’IFTM-Top Resa, estime que les retards sont ainsi multipliés par 3, engendrant également des surcoûts de carburant. Par ailleurs, les précautions pour prévenir une pénurie de carburant ont aussi coûté de l’argent aux compagnies. Si aucune d’entre elles n’a annulé de vol par manque de kérosène, les transporteurs se sont en revanche organisés pour limiter leurs prises de carburant en France. Mais cette technique de "double emport", qui consiste à faire un plein complet à l’étranger, leur coûte aussi plus cher. De son côté, Air France a estimé que chaque jour de grève nationale lui coûte environ 5 millions d’euros, soit au total 25 ME.