Les autocaristes cherchent des routes nouvelles
Conscients des préjugés négatifs qui pèsent sur leur profession, ils souhaitent revaloriser leur image de marque.
Changer l’image du tourisme en autocar : une nécessité absolue ! Le thème du 13e Printemps de l’autocar, organisé du 28 au 31 mars en République tchèque par le Syndicat national des entreprises de tourisme (Snet), en dit long sur la crise qu’affrontent les autocaristes. Les freins qui pèsent sur leur activité tourisme ont été pointés sans concession : une image bas de gamme à contre-courant des tendances du voyage individuel, la concurrence de l’avion (notamment des compagnies low cost) mais aussi du TGV, qui bénéficient d’une image plus moderne.
Trop souvent oubliés, les atouts des autocaristes ont aussi été rappelés. Souple, flexible, proche, convivial, voire confortable grâce aux modèles récents proposés par les constructeurs, l’autocar reste un maillon indispensable de la chaîne du tourisme.
Classer enfin les autocars
C’est à partir de cet état des lieux que Thierry Schidler, président du Snet, a présenté le projet ambitieux destiné à remettre le transport en autocar sur la bonne route. Parmi les mesures envisagées, le syndicat souhaite tout d’abord collecter des chiffres plus précis, afin de faire valoir le poids économique exact de la profession, délicat à mesurer pour l’instant.
Le Snet envisage également de nouer des liens plus étroits avec le Snav, voire de s’intégrer au sein d’une fédération des métiers du tourisme, qui serait chapeautée par le grand ministère du tourisme que Thierry Schidler appelle de ses voeux. Le Snet aimerait enfin que le classement des autocars, prévu par la loi de 1992, mais dont le décret d’application n’a jamais été signé, devienne enfin effectif.
L’évolution passe aussi par une nouvelle campagne de communication, confiée à l’agence Carlin. Le projet, qui ambitionne de présenter le voyage en autocar comme une croisière sur route, se veut CARrément différent, pour reprendre sa signature. Il utiliserait le média TV, afin de cibler le plus vaste public. Reste à trouver le financement de cette campagne, dont le budget n’a pas été communiqué.
Malgré d’évidentes bonnes intentions, le chantier reste donc immense pour Thierry Schidler, qui se présentera pour un nouveau mandat à la tête du Snet en septembre prochain.
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