Le tourisme guadeloupéen dans le piège de la grève
Le site de Pierre et Vacances a été envahi par les grévistes, les agences locales ferment sporadiquement, faute de salariés et de clients.
L’activité touristique en Guadeloupe est touchée par la grève générale déclenchée depuis le 20 janvier, à l’instigation d’une cinquantaine d’organisations syndicales. Les stations-service, mais également les centres commerciaux, sont fermés. Plus handicapant pour les hôtels locaux, les distributions d’électricité et d’eau sont perturbées. Selon Christian Bertin, directeur général Pierre et Vacances Maeva Tourisme France, la restauration n’est plus assurée et le nettoyage du linge pose problème dans les résidences du groupe. Près de 200 familles sont encore sur place actuellement. Mais elles sont une quarantaine à avoir demandé leur rapatriement la semaine dernière, notamment suite à une altercation entre un gréviste et un touriste. Pierre et Vacances indique que les arrivées ont été différées jusqu’à samedi 31 janvier et que les clients peuvent reporter leurs dates, demander un avoir ou se faire rembourser. Les agences de voyages locales sont également à la peine. « J’ai dû fermer mon agence tous les après-midi depuis mercredi dernier sous la pression des manifestants qui envahissent les commerces et les poussent à fermer », explique Catherine, responsable de l’agence de voyages International Voyages à Pointe-à-Pitre. « Mes salariés et les clients ne peuvent plus venir à cause des barrages et mes entreprises en compte annulent tour à tour les voyages professionnels de leurs collaborateurs » continue-t-elle, fataliste. Samedi dernier, environ 10 000 personnes manifestaient contre la vie chère sur l’île et demandent des baisses de prix des produits quotidiens, de l’eau, de l’électricité, des impôts, etc.
Les agences de voyages locales sont aussi à la peine