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Le bel air régional

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Alors que les aéroports parisiens pataugent encore dans les restes politiques – voire juridiques – de la bouillasse neigeuse, les plates-formes régionales déploient leurs ailes. Autrefois plus ou moins contraintes par le monopole du ciel domestique d’Air France, elles n’avaient pas vraiment d’autres choix que de se développer dans son ombre, et même dans son dos, surtout pour ouvrir des lignes low cost. Aujourd’hui, la compagnie nationale ne contrôle plus que la moitié du marché hexagonal et n’a plus guère qu’Aéroports de Paris comme partenaire au jeu de la barbichette. Les aéroports régionaux ont trouvé le moyen de s’éloigner de l’orbite d’Air France et se fichent bien de savoir si les aides octroyées biaisent le marché comme le prétend la compagnie nationale. Le résultat est là : les low cost font venir en France une nouvelle clientèle touristique dans des régions où elle n’allait pas, ou si peu, au grand bonheur des pouvoirs publics, dont le tourisme incoming semble être le seul indicateur à suivre. Et quand Ryanair quitte Marseille, le gestionnaire de l’aéroport, tout en faisant bonne figure, sait ce qu’il perd et n’hésite pas à se ranger derrière ce bradeur de prix et de couverture sociale, mais pourvoyeur d’emplois. Les compagnies low cost ne sont pas les seules à venir chercher le trafic en province : les voyagistes multiplient les départs de province, et même les compagnies traditionnelles commencent à remettre des capacités sur des plates-formes comme Nice, Lyon ou Dijon. Consciente que le marché s’éloigne de son hub parisien, Air France veut reprendre pied en province, mais à de nouvelles conditions, qu’elle a du mal à définir. Les résultats 2010 le prouvent, les plates-formes régionales sont dans un vent porteur et se préparent à de beaux jours cette année. Encore faut-il qu’elles aient les bons réflexes au moment où elles entrent de façon opérationnelle dans des processus de privatisation. C’est-à-dire penser le service sur toute la chaîne de production et non pas considérer le passager comme une simple unité à dormir par terre ou comme vache à lait pour les boutiques détaxées et les redevances.

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