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Laurent Héquily : « Okahina Futuroscope sera notre vitrine »

Okahina, le projet de destination surf écoresponsable, devait ouvrir ses portes au printemps 2024. Malgré le retard, son développement n’est pas du tout compromis. Le point avec Laurent Héquily, PDG de WaveRiding Solutions, la société qui porte le projet Okahina.

L’Echo touristique : Okahina devait ouvrir ses portes au printemps au Futuroscope, et cet été à la base de loisirs de Vaires-Torcy. Les projets ont patiné ?

Laurent Héquily : Malheureusement, concernant ces deux projets, mais également celui de la Plaine des loisirs des Dagueys, à Libourne, tout a pris plus de temps que prévu. Ça fait partie du jeu quand on décide de lancer quelque chose d’innovant en France. C’est dommage, parce que nous sommes techniquement prêts depuis plusieurs années. Et nous avions à cœur de ne pas louper les Jeux olympiques. Mais justement : le site de Vaires-Torcy accueillera des épreuves, et c’est ce qui a ralenti le développement de notre projet en Seine-et-Marne. Désormais, notre priorité, c’est Okahina Futuroscope.

Quand comptez-vous l’ouvrir ?

Laurent Héquily : Nous espérons que la destination sera prête pour l’été 2025. Sur ce projet, nous avons obtenu les autorisations définitives et purgées de tout recours à la fin du mois de mars seulement. C’était difficile d’être prêt pour cette année, comme nous l’avions prévu. Mais nous allons pouvoir avancer rapidement désormais. Par ailleurs, depuis le lancement d’Okahina, le département de la Vienne nous soutient politiquement comme financièrement. C’est donc tout à fait logique que nous commencions à écrire l’histoire là-bas, sur la technopôle du Futuroscope.

Pouvez-vous nous rappeler ce qu’on trouvera à Okahina Futuroscope ?

Laurent Héquily : Okahina, ce sont des destinations surf écoresponsables qu’on peut installer sur n’importe quel plan d’eau naturel. Nous créons une vague artificielle qui peut être modulée en fonction du niveau des pratiquants, et donc s’adapter aux initiations pour débutants comme aux entraînements des surfeurs professionnels. Mais ça n’est pas qu’une vague. C’est une véritable expérience autour de l’univers du surf. Il y a la session de glisse, bien sûr, mais aussi ce qu’on fait avant, après, ce qu’on mange, ce qu’on boit, la musique qu’on écoute, etc. A Okahina Futuroscope, il y aura donc une vague, un restaurant, un bar, un surf shop, et des espaces pour organiser des ateliers, des concerts ou des séminaires. Ce véritable lieu de vie sera notre vitrine. Nous amènerons les investisseurs intéressés au Futuroscope pour qu’ils se rendent compte, en condition réelle, de ce que nous proposons.

© Whereisbrian

En parlant d’investisseurs, est-ce que le projet est totalement financé ?

Laurent Héquily : Le projet du Futuroscope est financé à 80%, et 75% de nos autres développements le sont aussi grâce à un fonds Infrastructure. Nous ouvrons également la possibilité à ceux qui sont intéressés par Okahina de nous soutenir, via l’achat d’actifs numériques. Il me semble que c’est une première en France. Concrètement, les investisseurs peuvent acheter des tokens à partir de 10 euros. Lorsque la destination sera ouverte, ils pourront venir les échanger contre des sessions ou des achats sur place, ou bien les conserver jusqu’ils ce qu’ils fructifient. C’est une façon pour nous d’inviter notre communauté naissante à soutenir notre projet.

Les autres sites seront bien inaugurés ?

Laurent Héquily : Bien sûr. A Vaires-Torcy, où nous pourrons accélérer à nouveau une fois les Jeux olympiques passés, comme à Libourne, la volonté est toujours forte, pour nous comme pour nos partenaires institutionnels. Nous devrions également annoncer un autre site, en Île-de-France, dans les semaines à venir. Mais en concentrant nos efforts sur Okahina Futuroscope, nous accélérons le développement des autres projets. Quand la destination sera opérationnelle, tout ira plus vite. Dans ce genre de projets, le premier spot est toujours le plus difficile à financer et à sortir de terre. Mais le concept séduit et s’intègre dans un univers, celui du surf, qui devient très populaire ces dernières années. Rien qu’en Île-de-France, qui est le premier bassin de surfeurs dans l’Hexagone, on estime qu’il y a environ 500000 personnes intéressées par cet univers.

Des destinations Okahina pourraient ouvrir leurs portes à l’étranger ?

Laurent Héquily : 90% de nos développements sont situés à l’étranger. Nous avons des projets en Espagne, aux Etats-Unis, en Suisse ou encore au Brésil. Nous avons même déjà refusé des propositions parce que la volonté de faire d’Okahina une destination durable n’était pas présente chez nos interlocuteurs. Or, c’est un impératif dans notre cahier des charges. C’est notre french touch, et nous jouons cette carte pleinement. C’est pour ça qu’il nous semble important de créer, d’abord, ces sites en France. Réussir à conduire ce genre d’initiatives dans l’Hexagone, c’est comme une sorte de label pour les étrangers, qui connaissent les spécificités administratives et la complexité de la France.

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