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LaGuadeloupe vise le million

Après une longue dégringolade, l’archipel reprend doucement quelques couleurs. Il tire un premier bilan de la campagne de relance initiée en 2004, et espère un million de visiteurs en 2015.

Il faut appeler un chat un chat : nous avons perdu 100 000 visiteurs en l’espace de deux à trois ans, admet Patrick Vial-Collet, le président du Comité du tourisme des îles de Guadeloupe. Mais le plus dur serait passé. Selon lui, le tourisme guadeloupéen a déjà commencé à redresser la tête, même s’il n’est pas encore capable de fournir de chiffres précis (510 000 touristes internationaux en 2002, dernière donnée disponible). Il faudra patienter jusqu’au mois de juin, et la publication des résultats de l’enquête Insee aux frontières, pour connaître les premiers effets de la stratégie de relance sur trois ans, initiée l’an dernier.

En attendant, le nouveau Comité du tourisme (une émanation conjointe de la région et du département), créé le 15 décembre 2003 en remplacement de l’office du tourisme, s’appuie sur des statistiques partielles, comme celles de l’aéroport de Pointe-à-Pitre. En douze mois (de mars 2004 à mars 2005), le trafic des trois compagnies présentes sur la plate-forme (Air France, Corsair et Air Caraïbes) a progressé de 4,7 %, pour atteindre 575 000 passagers (dont une partie importante d’expatriés de retour dans les îles pour les vacances). Nous avons identifié nos forces et nos faiblesses, notamment en matière d’accueil et d’hébergement, et nous faisons tout pour les combler, poursuit Patrick Vial-Collet, qui rappelle que le tourisme est un secteur économique essentiel des îles.

Eviter les grèves dévastatrices pour l’image

La Guadeloupe et ses satellites (Les Saintes, Marie-Galante, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et la Désirade) se sont fixé un cap, ambitieux et symbolique : un million de visiteurs d’ici dix ans. Pour y parvenir, il faut améliorer l’accueil et préserver l’authenticité, en développant entre autres les structures chez l’habitant ; éviter des grèves dévastatrices pour l’image avec la mise en place de cellules de veille ; peser sur les compagnies aériennes pour garantir des tarifs attractifs ; remettre à niveau le parc hôtelier existant ; reséduire les compagnies de croisières…. Vaste chantier !

Mais les équipes ont du coeur à l’ouvrage. Et des budgets. En 2004, l’archipel a investi 6 ME dans la relance de son tourisme. Sensibilisation des professionnels, mais aussi des populations locales, campagnes publicitaires et relations publiques, tous les moyens ont été déployés. Les résultats d’une enquête Ipsos, toute fraîche, nous incitent à penser que nous sommes sur la bonne voie. La campagne de communication a été bien perçue, tandis que les intentions de visite ont fortement progressé, se réjouit Patrick Vial-Collet.

Dialogue constructif et petits prix

Pour cette année, l’enveloppe budgétaire a été gonflée à 7,6 ME. Une nouvelle campagne d’affichage est en cours en Guadeloupe (Tourisme, Fos a peyi la, Le tourisme est la force de ce pays-là), afin que chaque habitant devienne un ambassadeur de son île. Sur les principaux marchés émetteurs, dont la métropole, qui concentre 85 % des arrivées, les campagnes de l’an dernier ont été redéployées. Ainsi, depuis le 30 mars, la Guadeloupe vante ses petits prix, avec des séjours à 666 E (entre le 2 mai et le 22 juin), en attendant une deuxième vague cet automne, qui comprendra notamment un volet télévision.

D’ici là, une antenne parisienne du Comité du tourisme aura enfin rouvert à Paris. Les tour-opérateurs ne cachent pas leur satisfaction. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu un dialogue aussi constructif. Les ventes s’en ressentent : la Guadeloupe a repris des couleurs, conclut Georges Colson, président de Fram.

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