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La présidente du musée du Louvre démissionne

« J’étais là pour prendre la foudre », déclare la présidente du musée du Louvre à nos confrères du Figaro. Laurence des Cars jette l’éponge, quatre mois après le cambriolage spectaculaire du musée le plus visité au monde.

La présidente du musée du Louvre, Laurence des Cars, a remis sa démission au président de la République Emmanuel Macron, qui l’a acceptée, après plusieurs mois de tourmente institutionnelle autour de l’établissement culturel le plus visité au monde.

Quatre mois après le cambriolage

Cette décision intervient quatre mois après le spectaculaire cambriolage de bijoux en octobre 2025. Cet épisode a mis en lumière des failles de sécurité et déclenché une crise de confiance autour de la gestion du musée.

« J’étais là pour prendre la foudre », explique-t-elle dans une interview accordée au Figaro. La présidente estime ne plus pouvoir poursuivre la transformation du musée dans le contexte actuel.

Dans un communiqué, l’Élysée salue sa décision comme un « acte de responsabilité » nécessaire pour apporter du calme. Et aussi pour donner une nouvelle impulsion aux chantiers de sécurisation et de modernisation du Louvre.

Emmanuel Macron entend confier à Laurence des Cars une mission liée à la coopération entre grands musées dans le cadre de la présidence française du G7.

La loi des séries

Épinglé par la cour des comptes, le musée a enchaîné les mauvaises nouvelles au cours des derniers mois. Après le braquage historique, le Louvre a fermé la galerie Campana ainsi que des bureaux en novembre. Les planchers du deuxième étage de l’aile sud, au sein du quadrilatère Sully, « présentent des faiblesses », expliquait la direction. En outre, la fuite d’une canalisation le 26 novembre a endommagé plusieurs centaines d’ouvrages.

Les organisations syndicales du Louvre ont mené une grève en décembre pour exiger des créations de postes et dénoncer « des conditions de travail dégradées ».

Pour nombre d’employés, Laurence des Cars a failli dans ses responsabilités et n’a pas su identifier les « urgences bâtimentaires ».

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