JULIEN CHAMBERT, DIRECTEUR DES VENTES ET DU DÉVELOPPEMENT D’AVEXIA VOYAGES : « On ne peut pas aller contre l’open booking »
À l’occasion de la sortie de son livre blanc sur le smart data, la TMC nous livre ses projets de développement et affirme avoir retrouvé un certain équilibre financier.
L’Écho touristique : Quelle est l’actualité d’Avexia Voyages ?
Julien Chambert : Nous venons de réaliser, avec le cabinet Concomitance, un livre blanc baptisé Le smart data, mythe ou réel outil d’optimisation ?. L’idée est de présenter une cartographie du marché destinée aux PME et aux ETI (entreprises de taille intermédiaire, Ndlr), qui souhaitent contrôler et optimiser leurs budgets voyages. Trois salariés chez Avexia Voyages sont dédiés au traitement de la donnée et au reporting. Le smart data est un outil idéal pour calculer un retour sur cet investissement qu’est devenu le voyage d’affaires aujourd’hui.
Votre livre blanc met également en lumière les grandes évolutions dans le comportement des entreprises. Qu’en est-il chez vos clients ?
Mon sentiment est que l’on ne peut pas aller contre l’open booking. Chez Avexia Voyages, nous proposons toute une gamme de services pour que l’offre soit la plus exhaustive possible : réservations d’hôtels, de restaurants, de VTC, de devises, de salles de réunions, de parkings… Nous allons également lancer d’ici peu de temps Avexia TV, de courtes vidéos mensuelles portant sur une sélection de produits à destination de nos prospects et de nos clients. Avexia Voyages va également proposer prochainement un système de visioconférence en marque blanche avec Orange car nous sommes convaincus que le déplacement professionnel n’est parfois pas nécessaire. Dès l’an prochain, nous espérons également intégrer dans la chaîne des dépenses, celles liées aux véhicules de fonction des voyageurs d’affaires.
Quel est l’état de santé financière d’Avexia Voyages ?
Le volume d’affaires sera stable en 2014 (il était de 105 millions d’euros en 2013, Ndlr). Le prix moyen dans l’aérien baisse mais les transactions sont en progression. Cette année, nous avons enregistré 13 millions d’euros de nouveaux comptes sur un équivalent douze mois, sans compter la centrale d’achat public UGAP, dont le budget voyages atteint 100 millions d’euros sur quatre ans.
Comment se porte votre relation avec votre actionnaire italien Uvet ?
Uvet avait l’intérêt et l’envie de se développer en France. Il détient désormais 93 % de l’actionnariat d’Avexia Voyages ce qui nous offre une meilleure notoriété au niveau international. L’entreprise a racheté plusieurs sociétés récemment, dont l’une en Suède, Flygpoolen, qui possède une technologie garantissant le meilleur prix sur les billets d’avion même une fois qu’ils ont été émis.
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