Qu’est-ce qu’un site miroir ? Il s’agit d’une copie frauduleuse, qui ressemble à s’y méprendre à un site officiel. Les cybercriminels reproduisent ainsi la plateforme d’une marque ou d’une institution, pour escroquer des clients. La seule petite et vraie différence entre l’original et son clone réside dans l’Url, qui varie d’un petit caractère ou d’un mot subtil. Dupés par de telles imitations, des consommateurs achètent des prestations et se font ainsi arnaquer. Parfois, les clients reçoivent même de faux billets, et se voient refuser l’entrée.
Des sites de ventes de faux billets
La fraude aux sites miroirs vise notamment les spécialistes de la billetterie en ligne. Début août, au cours des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris 2024, 371 sites de ventes de faux billets ont été identifiés. Au total, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information *(*ANSSI) a enregistré 548 événements de cybersécurité « affectant des entités en lien avec l’organisation » des JOP 2024 entre le 8 mai et le 8 septembre 2024. Les musées parisiens très fréquentés ne sont pas épargnés. Récemment, ceux d’Orsay et de l’Orangerie (4,9 millions de visiteurs en 2024) ont fait face à des sites miroirs avec vente de faux billets. Informés de cette escroquerie le 24 janvier, ils ont suspendu leur billetterie en ligne pendant quelques heures, invitant les clients à acheter leurs entrées sur place. Fin janvier, le parc Astérix a également été ciblé par ce type de fraude, portant sur « une dizaine de sites miroirs ». Le parc d'attractions situé dans l'Oise a alors porté plainte et pris des mesures pour faire fermer ces faux sites.

