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Jean-Baptiste Lemoyne : « L’APST a joué un rôle crucial depuis un an »

Selon le secrétaire d’Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne, l’APST est « très exposée », ce qui doit conduire à « revisiter son modèle ». Avec le soutien de l’Etat, sous une forme qu’il reste à définir.

« En un an, nous avons enduré deux chocs systémiques », a souligné Jean-Baptiste Lemoyne, à la tribune de l’assemblée générale de l’APST et des EdV. Il s’agit de la faillite de Thomas Cook, et de cette « saloperie » de Covid-19, a-t-il complété. Car pour toute entreprise ou presque, chacun de ces cataclysmes a représenté « un coup, et un coût ». L’ardoise se chiffre à 41 millions d’euros pour l’APST s’agissant de Thomas Cook France.

Garant de 6000 entreprises du voyage, l’APST « a joué un rôle crucial dans cette année » mouvementée, a relevé Jean-Baptiste Lemoyne. « Je me félicite du travail que nous avons réalisé ensemble. » Mais aujourd’hui, l’APST est « très exposée », ce qui doit amener à « revisiter le modèle », a souligné Jean-Baptiste Lemoyne, en saluant de travail de « l’active et dynamique Alix Philipon ».

« À un moment, il va falloir sûrement que l’État puisse soutenir (l’APST), d’une façon ou d’une autre », pour préserver la chaîne du tourisme. Car pour lui, l’expertise de la caisse de garantie ne doit pas être passée « par pertes et profits ».

La vente du siège rapportera 22M€

Pour mémoire, l’APST garantit les fonds déposés, et protège ainsi les consommateurs en cas de faillite. Cette caisse de garantie n’existe pas dans le transport aérien, ce que semble regretter le secrétaire d’État. « Le droit européen pourrait peut-être progresser, pour que le consommateur ou l’intermédiaire soit mieux protégé. »

Dans l’immédiat, afin de renflouer ses caisses, la caisse de garantie est sur le point de céder son siège parisien. « Avant de poursuivre toute discussion, les pouvoirs publics ont exigé la vente de l’immeuble, a précisé sa présidente Alix Philipon. Nous avons négocié la vente à 22 millions d’euros. La signature de la promesse de vente doit avoir lieu à la fin du mois. » S’agissant du projet de partenariat avec la Maif, le dossier suit son cours. Mais « rien n’est encore signé » avec la mutuelle. À terme, si le rapprochement entre les deux organismes est confirmé, les adhérents pourraient devenir associés de la société de courtage créée à dessein.

Par ailleurs, l’APST a décidé de créer un Comité des risques, indépendant, notamment pour exiger des contre-garanties sur des sociétés représentant un risque accru. Une sage décision, alors que la crise risque de durer plusieurs années pour les adhérents. Selon Jean-Pierre Mas, président des EdV, « Nous ne retrouverons pas l’activité de 2019 avant 2024 ».

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