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Isilines revendique le leadership auprès des comités d’entreprise

 » Isilines, la filiale d'autocars longue distance de Transdev, se développe de manière tactique en France, sans précipitation. Hugo Roncal, le directeur général, nous a expliqué sa stratégie. »

 

"En France, le marché des cars Macron ne pourra pas être multiplié par deux. Je ne pense pas qu’il dépassera les 15 millions de voyageurs", explique Hugo Roncal, directeur général Eurolines et d'Isilines. Lancé il y a deux ans, Isilines est la petite sœur d’Eurolines, et un des trois acteurs qui restent sur le marché hexagonal. "Et je pense que nous resterons trois", affirme Hugo Roncal.

Avec 15% du marché, Isilines est le moins important des trois opérateurs. "C’est vrai que nous ne sommes pas les plus gros, mais nous n’avons pas besoin de cela, car tous nos investissements ont déjà été supportés par Eurolines". Le transporteur revendique toutefois un meilleur taux de remplissage que ses concurrents. "La fréquentation globale sur le marché est de 45%. Pour Isilines, nous sommes plus autour de 60%". D’ailleurs, l’entreprise s’approche "de plus en plus de la rentabilité."

15% des ventes en agences

Le réseau d’Isilines est constitué d’une vingtaine de liaisons, avec des lignes radiales depuis Paris, et des transversales telles que Toulon-Lyon, Toulouse-Rennes, Lyon-Strasbourg. Sa base centrale est située en gare de Gallieni qu’elle gère, grâce à une concession de la RATP, ce qui constitue un atout par rapport à ses concurrents.

Autre point fort, Isilines est connecté au réseau Eurolines, qui a plus de 100 lignes et 1000 points d’arrêts dans toute l’Europe. A l’image de certaines compagnies aériennes régionales, elle sert donc à alimenter les cars longue distance de sa sœur aînée.

"Nous essayons également de développer des synergies avec Transdev (le groupe propriétaire d’Eurolines, Ndlr), notamment en B2B sur le secteur affaires. Nous avons une vingtaine d’agences en France, et nous sommes revendus par 1 000 agences de voyages, ce qui représente 10 à 15% de nos ventes, précise le directeur général. Sur le marché des comités d’entreprise (CE), nous sommes clairement leader. Nous avons plus de 100 millions de billets déjà vendus sur ce marché. A partir de décembre, nous proposerons d’ailleurs des devis en ligne pour les CE."

Un laboratoire pour Eurolines

Dans une période où il y a moins d’argent investi dans les infrastructures du transport, le bus à son mot à dire. "Notre marché a du sens sur l’échiquier du transport international qui est très concurrentiel, analyse le jeune chef d’entreprise. Par rapport à l’avion ou au train, nous opposons le coût et le confort à la rapidité. Dans nos cars, il y a la 4G, plus de place, la possibilité de mettre beaucoup de bagages simplement et pour le même prix."

Isilines sert de laboratoire pour Eurolines. Ce qui fonctionne est adopté sur l’ensemble du réseau. Ainsi depuis un an et demi, par exemple, il est possible d'acheter des billets en Bitcoin. L’entreprise envisage également de faire un seul billet Isilines et Eurolines. Elle a également lancé une application qui permet de géo localiser le bus ou encore des capteurs de fatigue pour ses chauffeurs.

"Notre objectif est de continuer à augmenter le taux de remplissage de nos cars, d’améliorer le yield et la satisfaction client", conclu Hugo Roncal.

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