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Innovigo : Nous voulons créer un fonds d’investissement

Innovigo soutient 10 start-up, notamment dans le tourisme. Cette société de conseils et de financement veut passer la vitesse supérieure, explique son cofondateur Nicolas Baudy.

Homeloc, Vigimilia, CometoParis, LoungeUp… : depuis sa création début 2013, Innovigo accompagne des start-up du secteur du voyage et des loisirs. "Nous rencontrons beaucoup de monde, explique Nicolas Baudy, cofondateur de cette entreprise de conseils avec Alexandre Goujon, créateur en 1999 de ComeToParis. Nous sélectionnons les projets les plus innovants. L’équipe compte à 80% dans nos choix. Le marché et le modèle à 15%. Il nous reste 5% pour le coup de cœur". Un coup de cœur qui sera à coup sûr digital, sur des thématiques comme le contenu, le mobile et la géolocalisation, le web-to-store et l’économie collaborative.

A défaut d’être un Xavier Niel

En général, les entreprises retenues souhaitent boucler un tour de table de 200 000 à 300 000 euros. Innovigo se positionne clairement dans cette phase d’amorçage, après les bas de laine du cercle "friends and family". "En matière d’amorçage, il n’y a que deux solutions. Soit vous êtes riches comme Xavier Niel. Soit vous ne l’êtes pas, ce qui est clairement notre cas. Donc, nous sommes avant tout là pour accompagner de jeunes entreprises, pour les aider à trouver des relais de croissance". Innovigo cherche ensuite des financements extérieurs, et met au passage un modeste ticket, de quelques milliers d’euros. "Nous désirons détenir 5% à 7% du capital de chaque société. Nous souhaitons que l'équipe des fondateurs ait le sentiment de rester aux manettes, ce qu’ils font !"

Pourquoi un fonds d’investissement

"Nous voulons accélérer notre stratégie", lance Nicolas Baudy. Autrement dit, créer un fonds d'investissement, avec des partenaires investisseurs aux moyens plus importants. Dans quel but ? "Nous perdons du temps à convaincre des sociétés amis de mettre de l’argent dans les sociétés que nous accompagnons. Il faut mieux soutenir les entreprises qui créent de la valeur et des emplois en France. Avec un fonds d’investissement, nous serions plus efficaces". Innovigo n’en fait pas une affaire d’Etat, mais en rêve plus que jamais.

Reste à convaincre, dans un contexte économique compliqué. Innovigo est encore jeune. La pérennité des start-up qu’elle conseille sera vraiment avérée dans quelques années. Toutefois, la créativité semble récompensée en France. Selon une étude publiée en décembre 2011 par Oséo, sur 5 500 créations d’entreprises innovantes (CEI), les start-up atteignent un taux très honorable de pérennité de 85% à 5 ans.

Eviter la vallée de la mort

Mais il existerait une période critique dans la vie d’une jeune entreprise innovante : la "vallée de la mort", un V graphique matérialisé par l’espace de temps entre les deux pics de mortalité à 3 et 5 ans, (voir le graphique). C’est la période pendant laquelle une bonne idée peut disparaître faute de moyens. A ce stade, la CEI  a besoin de "maturer" son projet, qui est au point technologiquement, afin de lui donner plus d’attractivité aux yeux des clients et des financeurs. Mais les financements indispensables, notamment privés, se font rares.

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