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Histoires

Quand verra-t-on la fin du brouillard pour le transport aérien, fut-il de cendres ou de simple vapeur d’eau ? C’est pas qu’on s’ennuie dans la presse professionnelle, mais on commence à se lasser de raconter des histoires de déficits géants, de faillite, voire d’accidents. Il y a de quoi attraper le blues de l’aérien. On aimerait écrire des récits plus variés et plus riches que ceux qui occupent en grande majorité nos colonnes. Heureusem

Quand verra-t-on la fin du brouillard pour le transport aérien, fut-il de cendres ou de simple vapeur d’eau ? C’est pas qu’on s’ennuie dans la presse professionnelle, mais on commence à se lasser de raconter des histoires de déficits géants, de faillite, voire d’accidents. Il y a de quoi attraper le blues de l’aérien. On aimerait écrire des récits plus variés et plus riches que ceux qui occupent en grande majorité nos colonnes. Heureusement que Iata vient nous secourir deux ou trois fois par an pour nous rappeler que le transport aérien mondial est appelé à un destin radieux, quels que soient les chocs exogènes qui le matraque. Pierre-Henri Gourgeon, le directeur général d’Air France-KLM, a d’ailleurs adopté cette méthode Coué-Iata pour présenter les pires résultats annuels de son histoire récente. En conférence de presse, il n’a cessé de montrer combien le groupe a su prendre les bonnes décisions pour limiter la casse. On n’ose pas imaginer ce qui se serait passé si le groupe avait pris les mauvaises. Il aurait peut-être accolé ses résultats à la dette grecque, fait appel au FMI de DSK, voué les Allemands aux gémonies pour leur manque de solidarité. Et bien, malgré le fait qu’Air France n’arrive pas à faire évoluer ses personnels navigants et particulièrement sa caste des pilotes, qu’aucune compagnie ne se soit engagée autant qu’elle dans la politique de couverture carburant et qu’elle soit impuissante face à la baisse de son marché court et moyen-courrier, on a envie d’y croire, à cette version optimiste de ses comptes, racontée par elle-même. D’une part parce que l’assise financière reste solide, et d’autre part parce que, somme toute, les dégâts collatéraux sont encore mineurs par rapport à l’ampleur du déficit. Mais peut-être, par-dessus tout, il y a cet orgueil blessé d’une compagnie désormais dauphine de sa concurrente Lufthansa, attaquée sur sa stratégie, ses résultats et sur ses dirigeants, qui se bat avec hargne. Mauvais perdant ? Et alors ! Voila une autre histoire à raconter. Peut-être plus intéressante que celle des résultats en eux-mêmes. Chaque compagnie à la sienne et c’est l’ambition de L’Écho touristique de s’y intéresser, afin d’essayer de dissiper le brouillard dans lequel chacun se trouve. À suivre.

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