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GEORGES COLSON, président du SNAV « Les comptes du SNAV sont clairs et presque à l’équilibre »

À l'occasion de son dernier congrès à la tête du SNAV, Georges Colson dresse un bilan des actions menées en 2013 et évoque les différents chantiers qui attendent son successeur, dont le nom sera connu le 23 avril.

L'Écho touristique : Quel bilan dressez-vous de l'année 2013 ?

Georges Colson : Pour le SNAV, l'année 2013 a été moins mauvaise que les précédentes. Nous avons enregistré beaucoup de radiations pour raisons financières mais avons réussi à maintenir les recettes. On a tellement serré les dépenses que les résultats seront dans les clous du budget, qui était de 1,4 M€. Il sera du même ordre en 2014. Les comptes sont clairs et presque à l'équilibre. Philippe Laloue, ancien secrétaire général adjoint, n'a pas été remplacé et deux personnes sont détachées à mi-temps à la médiation. On réfléchit aussi à une mise en commun de certaines ressources entre le SNAV et l'APST, notamment au niveau de la communication.

 

Y a-t-il d'autres projets communs avec l'APST maintenant que vous partagez aussi les mêmes locaux ?

Le centre de formation doit monter en puissance. Il est encore en sous-régime. Nos adhérents communs n'ont pas encore bien compris l'intérêt de se former. Plus globalement, le SNAV et l'APST pourraient mettre en place une cotisation commune. Celui qui est à l'APST pourrait bénéficier d'un tarif spécial pour entrer au SNAV.

 

Le nombre d'adhérents au SNAV stagne autour de 1 400 depuis plusieurs années. Comment y remédier ?

Le syndicat a un travail de démarchage à faire parmi les nouveaux entrants en développant notamment les contacts humains. Le nombre d'adhérents au SNAV est inférieur à 60% du total des immatriculés, ce qui reste un rapport dans la moyenne des autres syndicats, comme à l'UMIH par exemple. Le prix d'entrée est de 500 € par an et va jusqu'à 50 000 €. Il est calculé en fonction du nombre de salariés dans l'entreprise et basé sur du déclaratif. Le montant des cotisations a baissé de 10% depuis mon arrivée. Mais la multiplication des organismes n'aide pas à attirer les grandes entreprises. Nous n'avons cependant pas enregistré de vague de départs depuis la création du Seto.

 

Quels sont les grands chantiers qui attendent votre successeur ?

La révision de la directive des voyages à forfaits est l'un des principaux. Avec l'APST et le Seto, nous avons réussi à parler d'une seule voix à Bruxelles pour que le distributeur, c'est-à-dire celui qui reçoit l'argent, garde la responsabilité en cas de litige. Cette position est soutenue par le gouvernement. Ce dossier avance vite et pourrait être débattu avant les élections européennes (le 25 mai 2014, Ndlr). Il faudra également continuer à renégocier chaque année avec le ministère les mesures de chômage partiel et de délais de paiement accordés au secteur. Le problème de la TVA, très pénalisant notamment pour les organisateurs de congrès, reste également épineux et Bercy ne semble pas pressé d'étudier le problème. Enfin, il faudra continuer à faire la chasse à tous ceux qui exercent notre profession de façon illégale. Mon successeur, femme ou homme peu importe, devra avoir conscience que ce poste est dévoreur de temps !

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